All Along the Watchtower (Bob Dylan - Live Before The Flood (with the Band), [1974])
Qu’on me loue enfin ce tombeau, blanchi à la chaux avec les lignes du ciment en relief, — très loin sous la terre. Je m’accoude à la table, la lampe éclaire très vivement ces journaux que je suis idiot de relire, ces livres sans intérêt. A une distance énorme au-dessus de mon salon souterrain, les maisons s’implantent, les brumes s’assemblent. La boue est rouge ou noire. Ville monstrueuse, nuit sans fin ! (…)
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_Bob Dylan
Articles
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ce tombeau très loin sous la terre
29 octobre 2010, par arnaud maïsetti -
Bob Dylan | Blood on the tracks
15 février 2015, par arnaud maïsettianother lifetime
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Bob Dylan | Just a-walkin’ (concert)
30 juin 2010, par arnaud maïsettiPrendre la route | Dylan en concert à Bordeaux, juin 09
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La Ville écrite | j’existe
7 septembre 2016, par arnaud maïsettiles voies sont impénétrables (et inouïes)
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Bob Dylan et le Nobel | « Carelessness… »
14 octobre 2016, par arnaud maïsettipolitique de la négligence
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Bob Dylan | Visions of Johanna
13 octobre 2016, par arnaud maïsettitraduction et questions sur des visions échouées
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Bob Dylan (& co) | « Boots of Spanish leather »
13 mai 2017, par arnaud maïsettipourquoi
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Bob Dylan | ain’t talkin’ (concert)
9 avril 2009, par arnaud maïsettiPoser la voix | Dylan en concert à Paris, avril 09
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Autoportrait à la brisure
3 mai 2013, par arnaud maïsettifêlure
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Autoportrait à la transparence des corps
3 mai 2013, par arnaud maïsetticontours
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Joel & Ethan Cohen | Inside Llewyn Davis
12 novembre 2013, par arnaud maïsettiRoutes & déroutes de la folk
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Bob Dylan | Not Dark Yet
10 janvier 2014, par arnaud maïsettipas encore
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Bob Dylan | 2016 Nobel Lecture in Literature
6 juin 2017, par arnaud maïsetti"for having created new poetic expressions within the great American song tradition".
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la prise de la ville
4 mai 2018, par arnaud maïsettiLa pensée poétique [...] est l’ennemie de la patine et elle est perpétuellement en garde contre tout ce qui peut brûler de l’appréhender : c’est en cela qu’elle se distingue, par essence, de la pensée ordinaire. Pour rester ce qu’elle doit être, conductrice d’électricité mentale, il faut avant tout qu’elle se charge en milieu isolé. André Breton, Arcane 17, 1945 Bob Dylan, Visions Of Johanna (Belfast 6 May 66)
Dans les cafés et dans les bars, dans les rues et partout je vais toujours à la (…) -
Bob Dylan | Political world (même en Chine)
11 avril 2011, par arnaud maïsettiSur un concert de Dylan en Chine
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à la nuit tombée (et au temps qu’elle met)
21 janvier 2014, par arnaud maïsettiJe ne le savais pas. La nuit ici tombait pendant des heures, lentement. Amsterdam est une ville comme un cercle. Quand j’approche du centre, c’est vide. Mais si je m’éloigne, d’autres canaux emportent d’autres souvenirs, et d’autres lenteurs. La nuit ici tombe si tôt. À midi, c’est déjà bientôt fini. Peut-être dès le matin, je ne sais pas, je ne sais vraiment pas, je ne sais rien.
Dans cette nuit qui ne cesse pas de tomber, je me tiens.
C’est sur cette place, que j’ai trouvé cette statue (…) -
défaites
19 mai 2010, par arnaud maïsettiOne Too Many Mornings, Bob Dylan ("The Times They are a-changing" 1964)
An’ the silent night will shatter / From the sounds inside my mind, For I’m one too many mornings / And a thousand miles behind. Les décisions que prennent les autres pour nous, on n’est pas dupes, on sait bien qu’on n’attend rien de personne, que ça ne change pas les pistes qu’on creuse en soi et les ornières partout ; on le sait bien, oui : que ça ne dépend pas de cela, les oui, les non qu’on nous accorde, et (…) -
en coup de vent
23 novembre 2010, par arnaud maïsettiIdiot Wind (Bob Dylan, ’Blood on the Tracks’ (NY Sessions), 1975)
La chaussée est très large, en sorte Que l’eau jaune comme une morte Dévale ample et sans nuls espoirs De rien refléter que la brume, Même alors que l’aurore allume Les cottages jaunes et noirs. P. Verlaine (Romances sans paroles, ’Streets’)
J’aurais passé moins d’une révolution de soleil à Paris — pied posé sur la grande ville un peu avant midi, et à six heures du matin le lendemain, j’étais parti : j’aurais vu le (…) -
en attendant, ne rien attendre
4 septembre 2016, par arnaud maïsettiBob Dylan, ’Can’t Wait’ (Time Out of Mind, 1997) Le langage n’est pas la vie, il donne des ordres à la vie ; la vie ne parle pas, elle écoute et attend.
Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille Plateaux, p. 95-96. À la recherche des signes, on perd souvent sa propre trace. J’aurai tant aimé la ville et je m’en éloigne, de plus en plus : pour mieux (me dis-je et me console) en retrouver la violence, la déchirure, la beauté terrible et nécessaire. La ville est comme sa terre : on ne peut (…) -
fenêtre oubliée
19 février 2011, par arnaud maïsettiForeign Window (Bob Dylan & Van Morrison [Live in Athens])
C’est dans une maison qu’on est seul. Et pas au-dehors d’elle mais au-dedans d’elle.
Marguerite Duras (Écrire, 1993)
Dehors cette fenêtre seule, non pas seule vraiment — dehors, cette fenêtre au milieu des centaines parmi l’immeuble dressé devant moi chaque jour que je suis à cette table pour lire, travailler, écrire.
Le jour, on ne les voit pas, les fenêtres — le jour fait écran, les rend semblables au dehors, l’immeuble (…)
