Par le vide
5 février 2009



À chaque f o i s, cette impression de vide tout de suite après la lecture, cette impression d’immense fatigue physique alors que c’est immobile et le micro tout près des mots qu’on a juste eu le sentiment de frôler. Mais enfin. Sans doute que ce qu’on joue là, ce n’est pas seulement sa vie puisée en soi, qui ne contient assurément pas tant de vide. C’est peut-être pour cela que j’avais choisi de lire dans le noir, avec seulement dans le dos les images qui défilent. Ce qu’on place au-devant de soi quand on lit, c’est la part de soi qu’on ignore, et c’est uniquement dans le noir qu’on peut la nommer.

(Merci à François Bon pour l’invitation, à Fred Griot pour l’accompagnement, et à la médiathèque Bagnolet pour l’accueil)


arnaud maïsetti - 5 février 2009

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