Hong-Kong #3 | Ville monde debout
8 août 2016


Retour sur les dix jours en Asie, l’automne passé

15 octobre 2015

et ces quelques jours dans Hong-Kong – le soir où depuis le toits d’un des gratte-ciels, on a pu mesurer la densité de lumière que produisait la ville hérissée, levée vers le ciel non pour tendre vers lui mais pour en remplacer le vide. La nuit noire n’existera plus. Les étoiles non plus. Et dans la phosphorescence, imaginer le bruit, continu et lointain, d’une ville qui passe immobile, incessamment bruissante d’elle-même. Une ville comme dans le passé on imaginera ce que serait le futur : il est là. Ce présent sans forme et sans visage, qui semble celui de toutes les villes géantes du monde. Un futur déjà dégradé : l’image peut-être qu’avaient les Mayas devant leurs cités d’or, qui songeaient alors : notre ville est éternelle. Devant les pierres en ruines, on songe : nos villes au moins seront éternelles. Sur le roof-top, on ne songe à rien : simplement à s’emparer de toute cette lumière de la nuit, et partir.
































arnaud maïsetti - 8 août 2016

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