La Ville écrite | faire
9 août 2016


Pour conjurer l’oubli, la ville possède quelques armes : il faut dire que la liste de ce qu’il faudrait faire est longue. Dans nos vies, on avait fini par établir des listes pour les listes à faire. Finalement, la ville avait résolu la complexité de ces listes : il suffisait d’écrire sur le mur la tâche à faire : c’était faire [1]

Mais faire quoi ? On ne savait pas trop. L’important comme toujours, c’était de faire. Et le dire. Et l’écrire.

On verrait plus tard.

Mais quand la nuit tombait, on ne voyait plus rien : ni les mots, ni les murs. La seule tâche à faire, c’était de traverser la nuit et atteindre le jour.


arnaud maïsetti - 9 août 2016

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