La Ville écrite | la nuit
19 décembre 2016



la nuit partout étalée comme en plein jour : et en plein jour ; la nuit éparpillée sur laquelle tu marcherais : d’ailleurs, tu marches dans la nuit autant que sur elle, répandue ainsi comme des mauvais rêves ; la nuit comme s’il en pleuvait – la nuit en deux mots, qui durerait toute la nuit ; la nuit en lambeaux sur toi qui t’en revêts le visage nu et les mains aussi, nues lancées au-devant de toi sauf la nuit ; la nuit qu’un autre que toi aura émiettée sur sa route pour ne pas se perdre, et c’est toi qui te perds, dans la nuit : la nuit comme une bougie que soudain tu souffles comme un cri au milieu de


arnaud maïsetti - 19 décembre 2016

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