Octave Noire | Un nouveau monde
8 mars 2017


Octave Noire, Un nouveau monde

cent millions d’années une seconde une éternité un nouveau monde

cent millions d’années le temps de se dire c’est passé de regarder ce qui s’efface la nuit quand la ville tombe avec le jour et que rien ne vient et que tout se tend une seconde seulement l’éclat tranquille des fragments décomposés par ce qui ne viendra jamais une éternité écrite sur la pierre noire et blanche tombée elle aussi comme la nuit en poussière sur les dates et le nom un nouveau monde peut-être et sur ce peut-être piétiner les anciens les étoiles et les rêves qui passent sur tout ce passé englouti quand tu lèves les yeux au ciel et que tu déposes ton regard sur le trottoir mouillé de Marseille un soir de grand vent comme ce soir que les vagues éclatent sur le sol et que tu rentres fatigué malade et sans d’autres pensées que celles qui s’effacent des cent millions d’annéesune seconde ne suffisait pas à faire d’une éternité morte un nouveau monde perdu cent millions d’années une seconde une éternité un nouveau monde


arnaud maïsetti - 8 mars 2017

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