Un rêve | le répondeur
20 juin 2019



dans le rêve, il y avait cette cabine, près d’un terrain vague ; on ne pouvait entrer que si on nous appelait : on m’appelait. J’entrais. La cabine était minuscule, avec posé sur une table haute, un combiné téléphonique comme autrefois, dans l’enfance. Il fallait décrocher. On entendait — une seule fois, il fallait être attentif — un message qui nous était destiné, mais qui y avait été déposé il y a longtemps. Il semblerait qu’on ne disposait plus de répondeur, et que c’était là la seule manière de se laisser des messages.

Je décrochais. J’écoutais.

Le message était très court : c’était l’indication d’une route à prendre pour se retrouver. Sa voix était douce, mais ferme. Je raccrochais, un peu perplexe : cette route, je la connaissais ; d’ailleurs, je m’y étais rendu sans me perdre et on s’y était retrouvé, il y a bien longtemps, le jour où elle m’avait laissé ce message, sans doute.

Je sortais de la cabine, cherchant sans y croire le sens de ce message désormais, et ce que je pourrai bien en faire.


arnaud maïsetti - 20 juin 2019

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