autoportrait en chinois
2 août 2012


mon visage dans la langue qui se crie — mais ce n’est peut-être pas du chinois, quand on ne reconnaît pas les lettres, comment savoir la langue (puis, ce ne sont pas des lettres, je le sais bien) —, mon visage dans tout cela, en travers de cette langue incompréhensible qui est la plus étrangère de toutes, il y a un nom, et sous le nom, un mot, une phrase, une formule : et rien de plus, est-ce le métier, le service, l’insulte, quoi d’autre, dessous il y a mon visage, qui forme la légende de ce mot : et derrière, évidemment, la ville qui passe dans le bruit de ville qu’elle sait faire, une voiture garée, et invisible, en arrière, une autre à l’arrêt, au feu, prête à démarrer,


arnaud maïsetti - 2 août 2012

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