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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>ThTr | Dedans Dehors, d'Arnaud Rykner</title>
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		<dc:date>2015-10-01T15:37:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_ThTr</dc:subject>
		<dc:subject>_Arnaud Rykner</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Troisi&#232;me pi&#232;ce de la collection ThTr&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/publie-net-editions-numeriques/thtr-theatres-contemporains/" rel="directory"&gt;ThTr | th&#233;&#226;tres contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_voix" rel="tag"&gt;_voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_corps" rel="tag"&gt;_corps&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_thtr" rel="tag"&gt;_ThTr&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_arnaud-rykner" rel="tag"&gt;_Arnaud Rykner&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1581.jpg?1443713817' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sortie aux &#233;ditions Publie.net, dans la collection &lt;sc&gt;ThTr&lt;/sc&gt; que je dirige avec Christophe Triau, de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.publie.net/livre/dedans-dehors-arnaud-rykner/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dedans Dehors&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; d'Arnaud Rykner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit du troisi&#232;me de la &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/le-catalogue-numerique/litterature-francaise/thtr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;collection&lt;/a&gt;, dont on peut se procurer les ouvrages en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pi&#232;ce d'Arnaud Rykner est disponible sur &lt;a href=&#034;http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la librairie Publie.net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous, pr&#233;sentation de l'ouvrage, et article paru sur le site de publie.net pour pr&#233;senter plus largement avec cette pi&#232;ce notre projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de nous soutenir.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une pi&#232;ce tendue dans la parole : des personnages (des voix plut&#244;t, des corps pris dans le drame de la langue) disent en leur solitude un mot apr&#232;s l'autre le th&#233;&#226;tre d'un franchissement. Passer du dedans au dehors nomme ce geste d'&#233;crire et de parler, d&#233;signe le th&#233;&#226;tre comme ce mouvement m&#234;me, radical et physique. Passage de seuil : du silence au vacarme, de l'int&#233;riorit&#233; vers le monde pos&#233; de l'autre c&#244;t&#233; de la sc&#232;ne ou de la page, du pass&#233; &#224; l'imminence de sa d&#233;chirure &#224; venir, de la haine &#224; l'amour comme il est impossible de le dire, de l'homme &#224; la femme, et de l'enfant au cadavre, du corps de l'acteur &#224; l'acteur de sa voix. Et en tout, un th&#233;&#226;tre qui travaille &#224; l'os du langage : briser les convenances pour en arracher la pr&#233;sence et nous la donner.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sc&gt;&lt;i&gt;L'auteur&lt;/i&gt;&lt;/sc&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;A c&#244;t&#233; d'une formation toute classique et universitaire, qui l'a amen&#233; notamment &#224; l'Ecole Normale Sup&#233;rieure, Arnaud Rykner a suivi une formation de com&#233;dien. Est-ce parce qu'il n'&#233;tait manifestement pas fait pour ce dernier m&#233;tier qu'il est devenu metteur en sc&#232;ne ? et est-ce parce que la mise en sc&#232;ne (comme d'autres le crime) l'a mal pay&#233; de retour qu'il est surtout devenu romancier et dramaturge ? La seule chose dont il soit s&#251;r c'est qu'il fut l'assistant et le traducteur de Claude R&#233;gy, que lui fit conna&#238;tre Nathalie Sarraute, l'un et l'autre lui ayant donn&#233; quelques raisons d'esp&#233;rer dans le th&#233;&#226;tre comme dans l'&#233;criture. Il a donc publi&#233; &#224; ce jour sept romans aux &#233;ditions du Rouergue et aux &#233;ditions Actes Sud (notamment &lt;i&gt;Blanche, Nur &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Wagon&lt;/i&gt;), ainsi qu'une premi&#232;re pi&#232;ce aux Solitaires intempestifs. Deux de ses textes ont &#233;galement &#233;t&#233; adapt&#233;s pour la sc&#232;ne (dont &lt;i&gt;Enfants perdus&lt;/i&gt;, par la Compagnie des Limbes). Il a &#233;dit&#233; le th&#233;&#226;tre de N. Sarraute en Pl&#233;iade et en poche, et r&#233;alis&#233; pour Folio les &#233;ditions critiques de plusieurs pi&#232;ces de M. Duras. Il a publi&#233; par ailleurs plusieurs essais chez diff&#233;rents &#233;diteurs, comme Jos&#233; Corti et le Seuil. Sa derni&#232;re monographie, Corps obsc&#232;nes, est parue en 2014 aux &#233;ditions Orizons. Quand il n'&#233;crit pas, il enseigne &#224; la Sorbonne nouvelle o&#249; il est professeur des Universit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre n'est pas ce qu'on croit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, des pi&#232;ces. Avec leur lot de personnages et d'intrigue &#224; double tour. Ou des spectacles, avec costumes et d&#233;cors. Et ces rideaux qui tombent comme des cadavres. Non vraiment. Le th&#233;&#226;tre n'est pas ce qu'on imagine. Par exemple, du th&#233;&#226;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les sc&#232;nes d'Avignon cet &#233;t&#233;, on aura pu voir des plateaux transform&#233;s en boue, en cour devant les palais majestueux, et les rues en spectacle permanent de leur propre spectacle. On aura crois&#233; des troupes hurlantes, pleines de foi. Et puis, tout un public qui voulait l'espace d'une heure oublier ce qu'il faisait l&#224;. Le th&#233;&#226;tre qui se donnait loin &#233;tait si loin de la vie que le th&#233;&#226;tre appelle, suscite, vient d&#233;fier et parfois venger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre n'existe pas. Il y a seulement ce qu'on en fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le th&#233;&#226;tre ne suffit pas, il ne suffit jamais. Il y a peut-&#234;tre ce geste qu'on esquisse pour en rejoindre le d&#233;sir. Celui qui lance des cailloux dans la mer pour en mesurer la profondeur sait de quoi je parle. Il y a ces mots jet&#233;s qui dessinent l'espace d'une adresse, et il y a ce temps qui dresse lentement la possibilit&#233; du pr&#233;sent. C'est fragile et d&#233;risoire, le th&#233;&#226;tre. C'est la seule fa&#231;on qu'on ait pu trouver pour fabriquer du temps. On peut s'en passer. (Beaucoup s'en passent facilement). Mais c'est le seul lieu qu'on a pu b&#226;tir capable d'accueillir le territoire visible de notre pr&#233;sence. C'est l'unique endroit o&#249; la solitude est un partage. Et la communaut&#233; une d&#233;chirure. Ce n'est rien, en somme. Presque rien. Dans ce presque, on y jouerait la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ce qu'on pourrait dire sur le th&#233;&#226;tre et qui ne suffira pas &#224; &#233;puiser la blessure de voir qu'il est l'art m&#233;pris&#233; de notre temps. Du th&#233;&#226;tre, on entend dire combien il enjolive certains &#233;t&#233;s, certaines soir&#233;es. Qu'il entoure la parole d'un manifeste &#233;clat. Qu'il est l'art spectaculaire, dans une &#233;poque qui cherche fr&#233;n&#233;tiquement le spectaculaire pour se voir lui-m&#234;me s'effondrer joyeusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit &lt;i&gt;Dehors Dedans&lt;/i&gt;. C'est la seconde pi&#232;ce du dramaturge Arnaud Rykner, auteur pour le roman, et pour la sc&#232;ne. Du th&#233;&#226;tre, assur&#233;ment, mais lequel ? Pas celui du drame pour salon, ou des trag&#233;dies du spectacle, pas des situations aux froissements d'&#226;mes qui se donnent la r&#233;plique pour mieux s'entendre parler. Il y a bien une fable, on peut la deviner dans ces paroles l&#226;ch&#233;es comme malgr&#233; elles : un homme, une femme, leur amour bris&#233;, et comment, et dans quelle violence. Dans la fable, l'all&#233;gorie de l'amour : ce qui lie et ce qui s&#233;pare, ce qui dans la relation abime et accomplit en soi une v&#233;rit&#233; et sa douleur. Dans cette all&#233;gorie, celle du th&#233;&#226;tre : la fabrication un mot apr&#232;s l'autre d'une langue, des corps qui pourraient l'endosser. Alors dans cette simplicit&#233;, la radicale force du th&#233;&#226;tre, des voix qui naissent pour mieux tisser la possibilit&#233; de s'arracher du silence. Il y a aussi, dans cette pi&#232;ce, le silence qui s'&#233;crit. L'espace entre deux mots, entre deux souffles. Il faut l'&#233;crire aussi, ce silence &#8211; ici, le th&#233;&#226;tre est &#224; la t&#226;che. C'est l&#224; qu'il agit. Le vieux d&#233;sir de Racine : que l'action soit cette tension qui voudrait advenir. L'acte, le geste m&#234;me qui s'ex&#233;cute en ex&#233;cutant la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Osez &lt;i&gt;Dehors Dedans&lt;/i&gt;. Le th&#233;&#226;tre tel qu'il s'&#233;crit, ou plut&#244;t tel qu'on ne l'&#233;crit pas, tel que pr&#233;cis&#233;ment on n'ose plus. Entre ces deux espaces que le titre convoque, quelque chose fraie, qui n'est pas seulement le silence. Le moment o&#249; appara&#238;tre, dit le dramaturge Gao Xingjian, c'est ce battement d'air entre les coulisses et la sc&#232;ne, quand l'acteur devient celui qui va dire les mots qu'il a appris et qui ne sont pas les siens. Le moment de la beaut&#233;, dit Arendt : ce moment m&#234;me de l'appara&#238;tre. Entre le dehors et le dedans, la pl&#233;nitude de ce qui va na&#238;tre. Des corps qui viendront le dire. Briser le silence en l'appelant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oser &lt;i&gt;Dehors Dedans&lt;/i&gt;, c'est faire l'exp&#233;rience que cette pi&#232;ce raconte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans vous en apercevoir, vous lirez cette pi&#232;ce &#224; voix haute &#8212; &#224; voix basse peut-&#234;tre, mais hors de vous-m&#234;me, hors du silence int&#233;rieur toujours trop pesant de soi. C'est le miracle de ce texte. D'appeler &#224; ce qu'une voix en vous naisse. Essayez. Th&#233;&#226;tre pour cette raison-l&#224;, aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de th&#233;&#226;tre sans l'exp&#233;rience d'une transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plateau, les corps monstrueux du th&#233;&#226;tre appellent des forces de la pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur le texte ? Et sur le texte, comment en appeler &#224; ces forces ? Elles viennent. Entre deux mots peut-&#234;tre, dans l'espace qui agit entre deux mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou apr&#232;s le dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas. Il faudra l'entendre. Il faudra recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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