<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
	<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?id_rubrique=21&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
		<url>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/banniere_site.jpg?1748268196</url>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
		<height>81</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>pr&#233;lude</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/prelude</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/prelude</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_aurore</dc:subject>
		<dc:subject>_vingt-deux ans</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;du si&#232;cle pass&#233;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_poesies" rel="tag"&gt;_Po&#235;sies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_aurore" rel="tag"&gt;_aurore&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vingt-deux-ans" rel="tag"&gt;_vingt-deux ans&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;small&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Souvent je pense &#224; la Russie je pense aussi le monde a quarante ans j'y pense tout le temps je sais c'est idiot mais je pense tout le temps que le monde est nouveau qu'il est tellement nouveau et tellement vieux en m&#234;me temps maintenant tout le monde dit qu'il faut vendre la Russie qu'il n'y a rien &#224; vendre que mon p&#232;re s'est tromp&#233; tout le monde fait comme si &#231;a allait bien se passer mon p&#232;re je sais pas a construit un monde et c'est comme si on lui laissait pas sa chance c'est comme si tout le monde avait oubli&#233; que nos p&#232;res voulaient faire un monde qui ressemble &#224; un mausol&#233;e aujourd'hui on n'a plus de respect pour les morts la guerre a fait autant de morts qu'il y a de vivants en France on vit sur un milliard de morts et c'est comme si on leur crachait dessus on voudrait tout oublier je pense tout le temps &#224; des charniers j'en ai plein dans la t&#234;te je pense &#224; celui-ci ou &#224; celui-l&#224; c'est bizarre &#231;a aurait tellement pu se passer autrement &#187;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;i&gt;La&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Sentinelle&lt;/i&gt;&lt;/i&gt; (arnaud despleschin)&lt;/center&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Du si&#232;cle pass&#233;, l'image effac&#233;e du ciel aux horizons de brume ressurgit, s'impose, stri&#233;e de silence en &#233;chos sous la lune. Elle, vie de vertige et d'aube, visage de rose, rivage, eau claire et jeunesse &#233;clat&#233;e, si belle. Tant de mots pos&#233;s, th&#233;&#226;tre mental qui ose se taire ce soir &#233;teint d'hiver &#233;ternel, d&#233;vers&#233;s sous son corps incertain. L'ombre &#233;close de ta pr&#233;sence nue au bord de moi se m&#234;le &#224; l'effort de veiller, la transparence rose de ta peau diaphane au sang qui l'ach&#232;ve. Et quel silence alors et quelle douce mort se pose enfin. Et, d&#233;livr&#233;e de nous, cette heure est celle qui d&#233;chire le temps, et le fonde ; et la cause de cette seconde-ci isol&#233;e, ombelle, liminale, secr&#232;te et d&#233;laiss&#233;e. J'oppose l'instant &#224; l'image effac&#233;e du ciel stri&#233;e de l'absence d'&#233;cho et qui s'impose en moi, th&#233;&#226;tre mental des folies aux ailes d'aurore. Ce soir. Qui fut le premier.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/152' class=&#034;spip_in&#034;&gt;I.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I. </title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/152</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/152</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;il y a des couloirs qui s'ouvrent&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(Il y a des couloirs qui s'ouvrent. Des souvenirs qui parfois s'inventent. Il y a tant de visages oubli&#233;s et puis qui recommencent. Il y a tous ces charniers de la m&#233;moire qui se creusent m'attendent et surgissent au hasard. Repartent. Il y a aussi &#224; la surface d'un fleuve tendu vers la mer, un amour suicid&#233;. Ou un monde qui g&#238;t tout seul l&#224;-bas laiss&#233; en quarantaine au bord des livres accumul&#233;s sans honte et sans espoir. Et au c&#339;ur de tout &#231;a. La naus&#233;e qui m'a pris. Au milieu du soir &#233;teint, il y a eu comme un retour de feu : l'empreinte &#233;trange du pass&#233; sous la nuit et au d&#233;tour du rien, ce tout qui m'an&#233;antit. La certitude parfaite qu'Aurore est morte. Il faut l'&#233;crire. Apr&#232;s toutes ces ann&#233;es j'avais cru le savoir : il y avait eu le corps si froid et si attirant si d&#233;sirable dans la nudit&#233;, je l'avais longuement regard&#233; &#224; la morgue. Il y avait eu les c&#233;r&#233;monies, la geste des cimeti&#232;res. Les remords, se sentir coupable. Mais jamais la certitude que le deuil pouvait commencer. Il a fallut un simple regard pos&#233; sur une vitre anonyme pour que s'&#233;veille &#224; nouveau le sentiment perdu de sa pr&#233;sence, et pour que se r&#233;pande &#224; l'infini celui de son absence. Assez de mots.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis sorti ce soir, all&#233; marcher sous la pluie entre les inconnus de ma ville et crois&#233; des regards. Peut-&#234;tre oublie-t-on ces choses-l&#224;. Ce qu'on n'oublie pas et ce qui vous poursuit ce sont ces moments si vuln&#233;rables : marcher comme dans l'attente d'une aventure pr&#234;te &#224; vous accueillir &#8212;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pensais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde vit en quarantaine tout le monde ment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pensais cela na&#239;vement, sans me douter de rien, je prolongeais ces mots sans savoir pourquoi toutes ces id&#233;es incoh&#233;rentes me traversaient. Je crois que je trouvais ce flot agr&#233;able ; blotti dans la complaisance, je serrais tr&#232;s fort &#224; ce moment la frustration d'avoir encore pass&#233; un jour &#171; pour rien &#187; et je m'y lovais : c'&#233;tait tr&#232;s doux et j'ose le dire &#233;mouvant (pens&#233;e si vulgaire en regard de ce qui allait litt&#233;ralement m'arriver). Toute cette gratuit&#233; dans le sentiment de haine, et dans ces pr&#233;occupations mesquines du sens de l'histoire, du sens tout court en fait, me semblait &#224; ce moment encore engager de mani&#232;re d&#233;cisive tout l'&#234;tre du monde. Vraiment ces pens&#233;es m'apparaissent avec le recul comme une immense farce. Mais je pensais tout cela sinc&#232;rement et avec enthousiasme et je me disais en regardant les passants s'&#233;chapper de la ville apr&#232;s une journ&#233;e de travail ou rentrer du ch&#244;mage, un peu plus &#233;puis&#233;s, un peu plus vieux, un peu plus emp&#234;tr&#233;s dans le monde :&lt;br class='autobr' /&gt;
on esp&#232;re sur ces immenses charniers que le bruit va recouvrir les morts on grandit tellement longtemps et puis un beau jour on nous dit l'apr&#232;s guerre est fini ou termin&#233; je sais plus si c'&#233;tait fini ou termin&#233; c'&#233;tait termin&#233; je pense on nous dit oublier c'est facile &#224; faire c'est moins facile &#224; dire &#224; avouer qu'est ce que j'ai voulu dire j'ai pas voulu dire que je n'arriverai plus &#224; mentir comme tout le monde car tout le monde c'est une certitude maintenant joue triche crache parle en connaissance de causes c'est-&#224;-dire parle en dormant des mensonges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je marchais au pas sans me presser-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;March&#233; au pass&#233; destin&#233; &#224; y voir plus clair dans cette fontaine de silence que l'on nomme m&#233;moire r&#233;miniscence &#233;pars d'un pas sans fard qui me pr&#233;c&#233;dait d'une bonne dizaine d'ann&#233;es alors&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et je continuais, &#233;coeur&#233; par les hommes, envahi de tous cot&#233;s par le d&#233;sir de ne jamais leur c&#233;der un pouce de terrain : pas m&#234;me &#233;crire, ni jouer la compassion. Il me semblait que ce f&#251;t l'heure du bilan comme pour me justifier de tant de l&#226;chet&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai rien voulu dire j'ai voulu faire et consid&#233;rer dans ce moment de cavalier seul au milieu de la foule l'intention pour percevoir ce qu'elle avait &#224; dire apercevoir sans doute et c'est sans fin cet isolement loin des visions d'anges et de f&#233;es de cristal apercevoir une silhouette d&#233;coup&#233;e dans mon ombre l'image parfaite de l'illusion du monde entrevoir les pr&#233;misses de cette aurore&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et puis alors c'est &#224; ce moment l&#224;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/153' class=&#034;spip_in&#034;&gt;II&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>II.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/153</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/153</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;pr&#233;cis&#233;ment&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;pr&#233;cis&#233;ment&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que le souvenir m'a transperc&#233; les tempes survenant fatal d'un pass&#233; r&#233;volu&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; pr&#233;sent un nom un pr&#233;nom et puis alors tout un visage s'est r&#233;veill&#233; &#224; moi &#233;clos de je ne sais o&#249; pays merveilleux o&#249; les dragons se disputent aux chevaliers des princesses endormies de lassitude une d'entres elles s'est rappel&#233;e &#224; mon bon souvenir triste comme la pluie qui tombait sur moi ou sur la ville&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c'est &#224; ce moment l&#224; dis-je que dans le reflet de la vitre d'une voiture qui manqua me renverser mais m'&#233;claboussa de d&#233;pit m'apparut les contours parfaits dans leur inexactitude de cette fille que j'ai connue il &#233;tait une fois cette fille qui s'appelait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aurore&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;au commencement de ma vie si p&#226;le blonde comme le sang si belle plus belle d&#233;sormais morte et d&#233;finitivement morte &#224; l'instant apr&#232;s ces ann&#233;es durant lesquelles j'avais appris &#224; vivre avec c'est-&#224;-dire surtout sans &#224; partir de cette seconde &#233;clat&#233;e en mille morceaux et qui d&#233;chire encore en moi l'&#233;paisseur du mur de l'oubli je sais que je pourrais redessiner les yeux ferm&#233;s les traits de son visage apais&#233;e enfin en moi de son suicide tandis que depuis sa mort seule me revenait le masque sans vie de la noyade non un visage mais l'empreinte de son visage que je n'arrivais pas &#224; recr&#233;er remplacer qu'il &#233;tait par l'autre de sphinx quand je repense &#224; son regard bleu comme la blancheur de sa peau&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/iii' class=&#034;spip_in&#034;&gt;III.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>III.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/iii</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/iii</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;jet&#233;e dans un fleuve&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;jet&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;dans un fleuve &#224; 16 ans encore vierge de caresses je crois voir une question pos&#233;e &#224; travers les mots qui cerne l'&#233;vidence de son acte et mes yeux impuissants alors en retard d'un si&#232;cle se pose sur le souvenir de sa peau transparente qu'aucun homme n'a travers&#233;e et qui a vu chaque nuit pass&#233;e devant elle dans l'attente qu'un soir une parmi ces nuits s'arr&#234;terait pour d&#233;poser sur ses draps un jeune et beau gar&#231;on d'au moins une fois sa taille et qui la prendrait dans ses mains dans ses bras dans son corps dans son haleine dans ses jambes impr&#233;gn&#233;s de sueurs et de larmes et de sang coul&#233;s sous son ventre oh rien qu'une fois une derni&#232;re fois v&#233;cue comme une premi&#232;re &#224; l'&#233;touff&#233;e rejou&#233;e dans le d&#233;sir happ&#233; des corps &#224; corps embaum&#233; de cris haletants appelant la nuit l'implorant de ne pas passer pour une fois une premi&#232;re fois une derni&#232;re fois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je pense tout &#224; coup &#224; ses mains elle pour qui rien ne demeure en moi qu'une voix cass&#233;e et douce souffle sur les braises humides de mes enfances.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/155' class=&#034;spip_in&#034;&gt;IV.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IV.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/155</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/155</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;aurore du cr&#233;puscule&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aurore du cr&#233;puscule aurore du r&#234;ve aux l&#232;vres absentes juste une p&#226;leur &#224; la place si p&#226;le comme ses l&#232;vres fines comme la chair des enfants de dix ann&#233;es (on dit on clame l'innocence de leur &#226;ge alors qu'ils n'ont jamais &#233;t&#233; plus coupables qu'&#224; ce moment pr&#233;cis&#233;ment o&#249; je me souviens de toi) aurore aurore de d&#233;cembre aurore des charniers vaincus qui les toise aurore qui les surmonte et nous qui ne les voyons plus aurore incandescente de l'heure o&#249; le silence me fait perdre le souvenir de ton corps entre mes bras trop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pressants aurore de pluie ou de vide ou d'or c&#233;l&#233;br&#233; dans ta blancheur et les malheurs des co&#239;ncidences qui rendent le temps in&#233;luctable. Ma belle je crois que je t'ai menti mais tu sais ce qu'on dit plus le mensonge est gros&#8230; alors le voil&#224; immense comme PariS et ArrAs tous les deux &#233;treints confondus dans un seul corps et un seul sang le n&#244;tre le tien que j'arrache et d&#233;chire &#224; coup de d&#233;sirs fissur&#233;s de honte au coeur de nos d&#233;lires je n'ai pas eu peur en te voyant dans mes souvenirs pench&#233;e au dessus du pont pleurer pleurer arr&#234;te tu crois remplir la Scarpe de tes larmes sal&#233;es la Scarpe bien sise dans son lit &#224; baldaquin jusqu'au ciel tu crois que comme &#231;a elle va d&#233;border&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;te happer quitter ce lit de mort pour tes beaux yeux profond&#233;ment p&#226;les &#224; s'y noyer tellement te regarder me donnait l'effet de plonger dans les entrelacs d'un torrent charriant les alluvions de boue et les limons vaseux perdus des monts qui la teintent si mal ou si peu demeurant &#224; l'&#233;ternel p&#226;le et claire et claire et si &#233;vidente qu'on voit nos pieds lorsque je m'y engage jusqu'&#224; la taille et pour ces flots-l&#224; et pour ces yeux- l&#224; que l'obscurit&#233; de ce ruisseau rend encore plus p&#226;le par contraste tu voudrais qu'il t'emm&#232;ne tu crois que la Scarpe a encore envie qu'on la r&#233;veille qu'on la tire du lit tu aimerais t'allonger dans sa couche tu dis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je ne ferai pas de bruit ou pas beaucoup au d&#233;but je crierai c'est normal respirer j'avais commencer &#224; avoir l'habitude alors forc&#233;ment je sens que &#231;a va me surprendre de rester pendant une &#233;ternit&#233; tout enti&#232;re sans respirer mais je vous promets je ferai des efforts je serai sage comme une toute petite fille sage comme un mirage. Prenez-moi.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/156' class=&#034;spip_in&#034;&gt;V.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>V.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/156</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/156</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;j'ai pas voulu dire&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;J'ai pas voulu dire grand-chose peut-&#234;tre m&#234;me j'ai rien voulu dire rien du tout il y avait soudain une grande ville qui pleuvait en moi et moi au milieu de ton souvenir &#224; se d&#233;battre &#224; tomber &#224; te regarder tomber sans pouvoir rien faire sans rien pouvoir dire que ta voix qui crie qui se perd en toi dans le monde devenu sourd tu rends les hommes tellement sourds &#224; crever et moi je vois plus rien au milieu de cette rue je suis oblig&#233; de m'arr&#234;ter de lever les yeux au cas o&#249; et puis non je croyais et de chercher et de pas trouver la force de poursuivre de traverser la route sur laquelle je stoppe en chemin au beau milieu du nulle part o&#249; ton reflet m'a emmen&#233; parce que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je suis s&#251;r de t'avoir reconnue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;certain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d'autant plus persuad&#233; que je ne pensais pas &#224; toi plus du tout je crois en fait que ce reflet m'a replong&#233; m'a fait replong&#233; dans une obsession imm&#233;diate mais qu'est ce qu'il y avait sur cette vitre anonyme qui portait l'&#233;vidence de ton souvenir fatal peut-&#234;tre la forme d'un corps d&#233;chir&#233; par ses propres&lt;br class='autobr' /&gt;
armes&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/157' class=&#034;spip_in&#034;&gt;VI.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VI.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/157</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/157</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;et qui tombe&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;et qui tombe et qui vole et qui dans le m&#234;me temps qu'il nage vole dans la mer nage dans le ciel tout cela est si pu&#233;ril quand on le dit mais quand on le vit on a l'impression que c'est l'&#233;motion la plus vieille du monde la plus lourde &#224; saisir voir que la pass&#233; n'est pas tout &#224; fait termin&#233;
&lt;br/&gt;&#8212; ou fini : est-ce la m&#234;me chose &#8212;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et alors tout est remont&#233; mais tout en m&#234;me temps et &#224; la fois comme un homme qui s'allongerait sur un piano et qui &#233;tourdi de bruit en aurait peur se rel&#232;verait en s'appuyant encore plus fort et d'un coup sur ces poignets raidis de surprise et d'alarme et de joie enfantine je suis cet homme accoud&#233; aux notes de ta vie et qui pour les faire r&#233;sonner oublie le glissando et lui pr&#233;f&#232;re le mart&#232;lement aveugle et forcen&#233; du poing sur les blanches et les noires et puis point d'orgue ronde au carr&#233; illimit&#233; infiniment ad libitum ad regressum ad tout ce que je peux au fond de toi qui resterait un peu au fond de moi pr&#233;cipit&#233; p&#226;le de l'odeur de tes mots sur moi et puis et puis je me rappelle du temps o&#249; le temps avenir ne venait pas assez vite alors pour le faire venir je me rappelle tu courrais vite tr&#232;s vite et plus vite que le sol encore plus vite mais pas trop attends moi je me rappelle j'aimais te regarder courir et puis aussi dormir dans le creux de tes hanches j'aimais te regarder dormir enfin je veux dire de mon sommeil dans mon sommeil parce qu'il est &#233;vident que jamais tu ne m'aurais laiss&#233; approcher &#224; un m&#232;tre de tes songes jamais de la vie et jamais de la mort non plus d'ailleurs tu penses bien tu avais trop peur peut-&#234;tre je sais pas j'ai jamais compris cette pudeur que tu avais &#224; me raconter tes r&#234;ves silencieusement d&#233;clar&#233;s avort&#233;s par je ne sais quel instinct de survie maintenant que tu n'es plus l&#224; qui d'autre me refusera ces contes je sais pas pourquoi je dis maintenant que tu n'es pas l&#224; tu n'as jamais &#233;t&#233; l&#224; en fait et voil&#224; qu'un simple reflet sur une vitre toute mouill&#233;e par la pluie de f&#233;vrier m'entra&#238;ne vers toi toi j'avais mis une si grande application &#224; t'&#233;vacuer de ma m&#233;moire &#224; t'expulser de mon pr&#233;sent tu reviens sans crier gare et presque naturellement toi-m&#234;me pour qui tout mon soin pass&#233; avait &#233;t&#233; d'exiler la souffrance exhal&#233;e de ta ch&#232;re disparition alors r&#233;sumons puisqu'il faut l'&#233;crire :&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/vii' class=&#034;spip_in&#034;&gt;VII.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VII.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/vii</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/vii</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;tu quittes ma vie&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;tu quittes ma vie sans t'&#234;tre donn&#233;e la peine d'y &#234;tre entr&#233;e r&#233;ellement et tu fais ton sublime retour charg&#233;e qui plus est de tous mes phantasmes accumul&#233;s pendant plus de dix ans car depuis toutes ces ann&#233;es les sentinelles de la folie se sont enfuies et ont laiss&#233; la torpeur envahir la sc&#232;ne pour s'en donner &#224; c&#339;ur joie et voil&#224; que le rideau se d&#233;chire et le c&#339;ur et la joie avec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et je te surprends sous les projecteurs &#224; r&#233;citer des vers surann&#233;s enfouies sous des milliers de syllabes que personne ne comprend plus que personne n'&#233;coute plus et qui me vrille les tympans il semble ressembler &#224; ce langage du hasard inarticul&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;flottant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la surface des instants autour de ce qui pourrait arriver et qui n'arrive pas tout &#224; fait et de ce qui ne se serait jamais dans la r&#233;alit&#233; arriv&#233; et qui arrive ici bas je suis au milieu de cette rue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;au milieu de la ville et je me sens vivant de cette seconde-ci qui passe gr&#226;ce &#224; toi vivant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et &#224; jamais &#224; jamais &#224; jamais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;seul enfin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;enfin livr&#233; aux hasards que tu daigneras me laisser&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;oui toi aussi tu es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;seule&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je sais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;peut-&#234;tre moins que moi car moi il y a les autres pour me renvoyer la solitude d'un monde o&#249; les peuples perdent leurs noms ou leur foi on ne sait pas et o&#249; la techno science s'&#233;l&#232;ve comme un intro&#239;t de requiem &#233;trangement impuissante &#224; rendre compte de l'ici et maintenant du toujours et du partout d'un univers dans lequel ta pr&#233;sence m'est si scandaleusement ravie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un monde si plein d'hommes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;de personnes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comme l'on dit qui pensent le savoir sans y croire et il suffit que tu viennes me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;hanter pour que devant mes yeux l'univers se recr&#233;e &#224; l'&#233;bloui de l'enfance et s'invente &#224; chaque mot &#224; chaque fant&#244;me comme si le moindre pr&#233;texte subordonn&#233; aux caprices d&#233;sirants d'un vulgaire mortel &#233;tait suffisant pour substituer &#224; l'innocence d'une r&#233;alit&#233; renvoyant l'&#233;cho sans fin de son propre nom&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une autre transparence en miroir mais diff&#233;rente transcrite celle l&#224; d&#233;lirante et charnelle et tienne pour qu'enfin ton ombre ne soit plus une ombre mais d&#233;rivant dans ma voix elle aborde les rives d'une parole qui l'accueille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comme une s&#339;ur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comme une fille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et comme une d&#233;livrance une souffrance en g&#233;sine.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/viii' class=&#034;spip_in&#034;&gt;VIII.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VIII.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/viii</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/viii</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;cela doit &#234;tre&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela doit &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/160' class=&#034;spip_in&#034;&gt;IX&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IX.</title>
		<link>http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/160</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/160</guid>
		<dc:date>2004-09-24T12:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;je suis l&#224;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/" rel="directory"&gt;aurore&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je suis l&#224; pour le t&#233;moigner. Cela est arriv&#233; et cela arrive encore au milieu de vos villes que vous ne voyez m&#234;me plus d&#233;missionnaires en p&#233;nitence sous le poids du quotidien avaleur de destins. Merveille de l'inactuel comme tu rayonnes pour qu'enfin d&#233;livr&#233;e tu puises en leurs secrets la force vive des ann&#233;es d&#233;charn&#233;es par des jours qui ont oubli&#233; leur naissance et leur mort prochaine et vous secondes magn&#233;tiques charg&#233;es de foudre et d'instants &#233;lectriques fendez l'arbre&#8232;d&#233;racinez les routes&#8232;tranchez &#224; vif dans les chairs des passants qui s'ignorent feu &#224; volont&#233; et pourvu qu'il n'y ait pas un seul survivant. Comme il serait seul au milieu du temps.&#8232;Alors voil&#224;.&#8232;On est seuls. Tous les deux. Tous.&#8232;Je me suis mis en quarantaine attendant les mensonges qui viendront plus tard trop tard peut-&#234;tre et en cadence avec leurs charniers &#224; l'horizon mal d&#233;gag&#233;e. Car.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du si&#232;cle pass&#233; l'image effac&#233;e du ciel &lt;br/&gt;Aux horizons de brume ressurgit s'impose &lt;br/&gt;Stri&#233;e de silence en &#233;chos sous la lune &lt;br/&gt;Elle Vie de vertige et d'aube visage de rose &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rivage, eau claire et jeunesse &#233;clat&#233;e si belle &lt;br/&gt;Tant de mots pos&#233;s th&#233;&#226;tre mental qui ose &lt;br/&gt;Se taire ce soir &#233;teint d'hiver &#233;ternel &lt;br/&gt;D&#233;vers&#233;s sous son corps incertain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ombre &#233;close &lt;br/&gt;De ta pr&#233;sence nue au bord de moi se m&#234;le &lt;br/&gt;&#8232;&#192; l'effort de veiller la transparence rose &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ta peau diaphane au sang qui l'ach&#232;ve &lt;br/&gt;Et quel &lt;br/&gt;Silence alors et quelle douce mort se pose&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/aurore/article/161' class=&#034;spip_in&#034;&gt;X.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
