2008 | nocturnes


Combien la nuit parvient à désarticuler le corps avec son langage ; le rêve que fait le rêve tandis que le jour se lève, et que l’on sort, comme malgré soi, de la nuit qu’avait le monde en nous : approcher ce moment où l’on sort du rêve, comme malgré soi, de la nuit qui s’était bâtie en nous et qui s’écroule.
de la série qui suit, retenir la nuit moins comme motif ou comme cadre, que comme syntaxe, comme trébuchement du corps en sommeil sur son corps réveillé qui va noter - décrire la chute.



Les textes

j’ouvre les yeux soudain

je traverse des couloirs vides

il me semble que

quand je monte

la porte entr’ouverte

arnaud maïsetti | carnets