C’était rejoindre qu’il fallait, rejoindre coûte que coûte — peu importait le reste : le reste, on le laissait dans le vide qu’on enjambait, sans un regard. Rejoindre, il ne fallait pas davantage que ce mot. Quel pays, quelle terre de quel lointain ? Rejoindre suffisait ; on ne demandait rien de plus.
De grands mouvements soudain sur tout le continent : c’étaient quelques voitures d’abord, puis des centaines. On s’était passé le mot si vite — et le mot, c’était seulement : rejoindre, on (…)
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_fantastique
Articles
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anticipation #48 | rejoindre (le pont)
14 avril 2011, par arnaud maïsetti -
un rêve #130 | les évasions
14 avril 2010, par arnaud maïsettiUn rêve : je ne cesse de m’évader d’une prison, mais à un moment ou à un autre, je suis rattrapé — et tout recommence.
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les nuages (qui passent... là-bas)
25 août 2010, par arnaud maïsetticiels sur fond de nuages
été 10 -
Des nouvelles de Baudelaire | En passant
9 avril 2021, par arnaud maïsettisilhouette furtive depuis la mort
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un rêve #96 | ma route
21 février 2010, par arnaud maïsettiUn rêve : tout se passe dans une double vitesse, paradoxale mais qui me semble évidente
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Christopher Nolan | Inception
20 août 2010, par arnaud maïsettiSyntaxe du rêve, été 2010
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l’accès à la plage est aux chiens
16 juillet 2010, par arnaud maïsettiDogs They Make up the Dark (Devendra Banhart, ’Rejoicing in the Hands’ [2004])
Dogs they make up the dark surrounding / Mountains, they move towards the sea Lie there, shine from your wound is blinding / Mountains still move towards the sea Derrière le mot effacé, on lit ce qui excède le sens, ou ce qui demeure sur le bord de, ce qui est en-deçà de tout, affleure et ne parvient jamais à rejoindre : on se tient devant la possibilité de l’insulte, de la caresse, du crachat et des perles de (…) -
sur le fil, bras tendus
25 décembre 2009, par arnaud maïsettiFranchir sans regard pour le vide qui se déplace à chaque pas sous le corps, un jour après l’autre, tendre les bras comme un funambule, mais c’est de marcher que je m’endors, alors je vais ; et un pas dans le vide retarde le vide encore : je n’ai pas peur.
Il fait grand ciel bleu aujourd’hui, et les nuages d’hier, où sont-ils ? Dans le rêve d’hier, c’étaient, sur de grands paysages, des nuages qui sortaient du sol et qui prenaient la place de la surface du monde. Je marche sur des reliefs (…) -
Un rêve | un projet, la tête dans le mauvais trou
11 décembre 2009, par arnaud maïsettiprésentation du projet : récits de rêve
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un rêve #88 | porte condamnée
10 février 2010, par arnaud maïsettiUn rêve : porte trop étroite et trop haute ; sans fond, sans largeur et sans horizon.
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la figure de chimères
22 avril 2010, par arnaud maïsetti18 photographies de gargouilles
série en cours -
galeries
13 mai 2010, par arnaud maïsettiDans les galeries où je traîne le pas pour salir mes chaussures à la poussière moite des lieux, je ne vais pas — construites selon un plan circulaire, je me retrouve sans cesse à ce point-là, semblable aux autres. Je n’avance pas dans l’espace ; toujours à égale distance du centre, toujours plus perdu dans un labyrinthe bâti comme un seul couloir arrondi.
La galerie est percée à gauche de larges ouvertures de ciel où le jour qui entre élargit le lieu ; mais quand on passe devant, on ne (…) -
anticipation #47 | langue morte
4 février 2011, par arnaud maïsetti« Nous marchions dans la langue hostile »
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anticipation #38 | tout le reste
2 février 2010, par arnaud maïsettiÀ propos de ces fameux trois milliards d’êtres humains, dont on fait une montagne : j’ai calculé, moi, qu’en les logeant tous dans des maisons de quarante étages — dont l’architecture resterait à définir mais quarante étages et pas un de plus, cela ne fait même pas la tour Montparnasse, monsieur — , dans des appartements de surface moyenne, mes calculs sont raisonnables : que ces maisons constituent une ville, je dis bien : une seule, dont les rues auraient dix mètres de large, ce qui est (…)
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traversées
20 novembre 2008, par arnaud maïsettisix traversées de la ville — ses lumière, son absence
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anticipation #30 | le train
3 juillet 2009, par arnaud maïsettiLe paysage était traîné sur des heures — derrière lui, il tirait le monde entier en ligne droite, horizontale, parallèle à l’avancée du train. Le front aux vitres comme les veilleurs de chagrin : mais ce qu’on veillait, c’était la longue plainte de cette ligne-là : l’horizon qu’on ne rejoignait jamais puisqu’on ne ferait que le longer à l’infini.
C’était le long défilé des terres et les bâtiments qu’on croisait l’espace d’une seconde ; espace qui finissait par les avaler la seconde (…) -
D’un Pays Lointain | Une fiction radiophonique
Atelier d’écriture Paris 7
6 avril 2011, par arnaud maïsettiLa lecture aura lieu demain — à partir de midi, dans la salle d’art de Bétonsalon, à Paris 7 (métro BNF). Ce soir, les textes sont prêts, l’installation vidéo réalisée ; dans la salle, les sièges et les tables vides, les pages sur le sol posées. Il resterait à lire. Il resterait cela. Je mets ici l’ensemble des textes qui composeront la lecture de la fiction. Pays LointainPubliez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque. Désormais nous parlons, nous échangeons des idées. Un lien s’est créé. (…)
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Aloysisus Bertrand | « Ainsi j’ai vu, ainsi je raconte »
2 juin 2010Il était nuit
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Maurice Blanchot | Prières d’insérer : Nous travaillons dans les ténèbres
2 février 2011, par arnaud maïsettiMaurice Blanchot | La Condition critique (éd. C. Bident), Gallimard – février 2011
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Anticipations [4] | publie.net
18 janvier 2013, par arnaud maïsettinouvelles
éditions Publie.net
réed. janvier 2013
