<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
	<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?id_mot=1&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
		<url>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/banniere_site.jpg?1748268196</url>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
		<height>81</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>anticipations #25 | Nuits de Walpurgis </title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipations-25-nuits-de-walpurgis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipations-25-nuits-de-walpurgis</guid>
		<dc:date>2015-05-02T14:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures num&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>_joie</dc:subject>
		<dc:subject>_enfant int&#233;rieur</dc:subject>
		<dc:subject>_feu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le diable autour du feu&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/" rel="directory"&gt;Anticipations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-numeriques" rel="tag"&gt;_&#233;critures num&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_joie" rel="tag"&gt;_joie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_enfant-interieur" rel="tag"&gt;_enfant int&#233;rieur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_feu" rel="tag"&gt;_feu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1056.jpg?1367408480' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Note du 2 mai 2015.&lt;/i&gt; J'ai oubli&#233;, hier, la nuit du Walpurgis. J'en reste inconsolable. Ainsi me faudra-t-il attendre un an pour br&#251;ler cette nuit et l'inconsol&#233; de ces jours ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Du moins d&#233;pos&#233;-je ici cette nuit du Walpurgis, celle de 2009, lointaine et proche d'autres br&#251;lures, d'autres consolations.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce premier mai 2013,&lt;/i&gt; je d&#233;pose ici ce texte, issu de mes &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://publie-net.com/archive/products/anticipations/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;anticipations&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &#233;crit n'importe quel autre jour que le premier mai, au printemps 2009, en souvenir de Verlaine (qui avait &#233;crit sa nuit de Walpurgis en souvenir de G&#339;the) - premier mai, nuit du Walpurgis, nuit du feu autour duquel danser le feu, vingt-cinqui&#232;me r&#233;cit dans la s&#233;rie qui en comporte cinquante-et-un, soit le pli du &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501232/anticipations/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;livre&lt;/a&gt;, ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces prochains jours, reprises de mes nouvelles, d'autres nuits anciennes &#224; inventer, mes anticipations comme &lt;i&gt;l'&#233;laboration interminable et progressive d'un projet d'avenir tr&#232;s lointain&lt;/i&gt;, qui serait perdu.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est un bruit de machinerie qui s'&#233;teint et laisse dans son sillage comme une trace de son extinction, au ralenti. Les lumi&#232;res s'&#233;teignent, toutes en m&#234;me temps, avec la t&#233;l&#233;vision, les ordinateurs, les r&#233;veils, les aspirateurs, les radios &#8211; et nous, on est comme arr&#234;t&#233;s dans notre &#233;lan, on s'arr&#234;te soudain de marcher, ou de manger, ou de laver : et le geste, le pied lanc&#233;, la fourchette tendue, l'assiette tenue sous l'eau, est coup&#233;, comme si ce qui se d&#233;branchait avec les appareils nous concernait, comme si nous appartenions machinalement &#224; ce monde l&#224;, nous aussi, pour un temps qui nous d&#233;branchait, ou qui se d&#233;branchait de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le premier soir, mais les autres soirs &#233;galement, on reprendrait cette absurde posture &#8211; cette suspension du corps. Cela ne durait pas : le corps reprenait ensuite rapidement ses mouvements ; la coupure, elle, durerait toute la nuit. Le premier soir, on v&#233;rifiera que chez le voisin aussi la coupure d'&#233;lectricit&#233; l'avait concern&#233;, et on comprendra que tout l'immeuble est touch&#233;, que toute la rue m&#234;me, tout le quartier. Le lendemain, on apprendra que plus que la ville, le pays avait &#233;t&#233; touch&#233;, et le continent (on avait cru savoir qu'il s'agissait d'une panne, dans un pays proche, au c&#339;ur d'une centrale qui, r&#233;gulant l'ensemble du syst&#232;me, avait &#233;t&#233; responsable de la paralysie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit durant, on avait cherch&#233; des lampes de poche, et c'&#233;tait devenu un jeu ; apr&#232;s avoir calm&#233; l'angoisse des enfants, on avait allum&#233; des bougies, on s'&#233;tait couch&#233;s plus t&#244;t, persuad&#233;s que la reprise du courant allait &#234;tre imminente, que la coupure ne durerait pas. Elle ne dura pas : elle ne durerait jamais plus longtemps que le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au matin, &#224; l'heure o&#249; habituellement les &#233;clairages municipaux s'&#233;teignent, au moment o&#249; le soleil est sur le point de se lever, le bruit de machine reprenait l&#224; o&#249; la veille au soir il avait cess&#233; &#8211; le ralenti s'acc&#233;l&#233;rait et on pouvait entendre de nouveau le ronronnement des r&#233;frig&#233;rateurs, les cris dans les t&#233;l&#233;viseurs et les radios ; sur les r&#233;veils, on voyait clignoter les z&#233;ros, signe que le temps reprenait pied lui aussi dans le r&#233;el, qui affichait le commencement un peu absurde du premier jour. Il y eut un matin, il y eut un soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cr&#233;puscule, c'&#233;tait une mauvaise farce qui reprenait &#8211; &#224; peine se disait-on que la veille &#224; la m&#234;me heure il avait fallu sortir les lampes que la coupure se faisait, le m&#234;me bruit arr&#234;t&#233; des machines. La journ&#233;e, on n'avait parl&#233; que de cela, avec gravit&#233;, comme d'un accident d'avion. Mais deux vols d'avion qui se succ&#232;dent dans la mer, on ne l'avait jamais vu. On &#233;tait un peu plus rod&#233; pour faire face, mais l'insolite de la veille laissait place &#224; un vague agacement &#8211; et d&#233;j&#224;, on pensait au lendemain, quand on r&#233;clamerait les coupables. On les trouva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait cette fois une autre centrale, cens&#233;e r&#233;guler la surchauffe due &#224; la reprise brutale du matin qui n'avait pas tenu. Concours de circonstances malheureux. Toutes les dispositions &#233;taient prises pour que cela ne se reproduise pas une troisi&#232;me fois de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir, bien s&#251;r, la coupure se reproduisit, ponctuelle, une troisi&#232;me fois de suite. Et le quatri&#232;me soir aussi. Toute la semaine qui suivit, et la semaine d'apr&#232;s. On s'organisa. Il avait bien fallu s'organiser. On essaya d'abord d'installer des batteries d'&#233;nergie secondaire, pour coupler l'acheminement de l'&#233;lectricit&#233; localement, en privil&#233;giant les grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces batteries cessaient de fonctionner &#233;galement le soir venu, &#224; l'heure dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne trouva pas d'autres moyens que de subir ces coupures, une nuit apr&#232;s l'autre. Sur toutes les grandes villes, c'&#233;taient de nouvelles habitudes qui se prenaient rapidement, des socialisations parfois profondes, souvent violentes &#8211; la loi dans les rues laiss&#233;es &#224; l'arbitraire de la nuit la plus opaque &#233;tait devenue aveugle. Le noir qui s'&#233;tablissait garantissait une impunit&#233; presque totale aux bandes l&#226;ch&#233;es dans les villes, lib&#233;r&#233;es de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couvre-feu impos&#233; par la coupure n&#233;cessitait de rentrer avant elle, sous peine de mort. Certains choisissaient de s'affranchir des appareils &#233;lectriques et de toute lumi&#232;re artificielle pendant le jour aussi, soit qu'ils &#233;taient persuad&#233;s que la coupure s'&#233;tendrait bient&#244;t &#224; la journ&#233;e, soit pour n'avoir pas &#224; faire face &#224; ce changement absurde de mode de vie, d'un jour sur la nuit. Ils n'&#233;taient pas si nombreux, &#224; vivre de bougies, et &#224; jeter par la fen&#234;tre les &#233;crans, les lampes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tous les soirs, nuits de Walpurgis mal &#233;clair&#233;es par le feu, la vie changeait de tonalit&#233;, gagnait en intensit&#233; pour ceux qui sortaient au dehors voir le monde s'affoler, ou s'&#233;teignait totalement pour ceux qui pr&#233;f&#233;raient s'enfermer et dormir le temps que durerait la nuit, et avec elle la coupure. Ce qu'on perdait avec le souvenir de la nuit &#233;clair&#233;e, c'&#233;tait davantage que le confort, l'id&#233;e qu'on s'&#233;tait faite de la civilisation : ce qu'on regrettait, c'&#233;tait bien plus que le jour artificiel du jour. On marchait dans les rues et on voyait les &#233;toiles, celles qu'on ne voyait que rarement, autrefois, par temps tr&#232;s clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait voulu n'avoir jamais &#224; avancer sous leurs seules p&#226;leurs &#8211; et sans trop savoir pourquoi, en un sens, on savait qu'on &#233;tait privil&#233;gi&#233;s. Le monde s'enfon&#231;ait chaque soir dans ses t&#233;n&#232;bres, et on y prenait part.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>anticipations #37 | Passer de l'autre c&#244;t&#233;</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipations-37-passer-de-l-autre-cote</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipations-37-passer-de-l-autre-cote</guid>
		<dc:date>2014-01-08T18:55:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_vies des morts</dc:subject>
		<dc:subject>_vitesse</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Texte de l'automne 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
Reprise hiver 2013 &#8212; pour ce mot d'ordalie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil Anticipations, aux &#233;ditions publie.net Ils le faisaient en fermant les yeux d&#233;sormais. Personne ne savait o&#249; cela avait commenc&#233;, ni comment &#8212; suite &#224; quel pari stupide, au bout de quelle nuit plus triste et plus br&#251;l&#233;e qu'une autre au d&#233;s&#339;uvrement de quel bar. Mais dans chaque ville, il y avait toujours un type pour dire, avec force d&#233;tails, que c'&#233;tait lui, lui le premier, et qu'il avait fait &#231;a sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/" rel="directory"&gt;Anticipations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vies-des-morts" rel="tag"&gt;_vies des morts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vitesse" rel="tag"&gt;_vitesse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1309.jpg?1389207324' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Texte de l'automne 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprise hiver 2013 &#8212; pour ce mot d'ordalie.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le recueil &lt;a href=&#034;http://publie-net.com/archive/products/anticipations/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Anticipations&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions publie.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ils le faisaient en fermant les yeux d&#233;sormais. Personne ne savait o&#249; cela avait commenc&#233;, ni comment &#8212; suite &#224; quel pari stupide, au bout de quelle nuit plus triste et plus br&#251;l&#233;e qu'une autre au d&#233;s&#339;uvrement de quel bar. Mais dans chaque ville, il y avait toujours un type pour dire, avec force d&#233;tails, que c'&#233;tait lui, lui le premier, et qu'il avait fait &#231;a sans raison (ou avec toutes les raisons du monde : il y avait des variantes.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas une ville qui n'avait son pionnier pour nous montrer l'endroit de la route o&#249; il s'&#233;tait &#233;lanc&#233; ; et comment tout le monde apr&#232;s lui l'avait suivi. Non, on ne sait pas comment ils s'&#233;taient pass&#233; le mot : ce qui &#233;tait s&#251;r, c'est que tr&#232;s vite on avait assist&#233; &#224; une flamb&#233;e. Plus qu'une mode, un simple ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233;, c'&#233;tait comme la naissance d'une nouvelle race d'hommes : il y avait ceux qu'ils l'avaient fait, m&#234;me une fois, et les autres ; ces derniers les regarderaient toujours avec cette fascination qu'on a pour le vide quand on se penche sur le palier au dernier &#233;tage d'un immeuble et qu'on regarde en bas les escaliers tomber, qu'on est aspir&#233; et retenu par deux forces en nous, contraires et tout aussi d&#233;sirables : et laquelle allait sortir vainqueur en nous ? Et pour quelles obscures raisons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes qui l'avaient fait, et parmi eux surtout ceux qui recommen&#231;aient, avaient sans doute r&#233;ussi &#224; faire sauter un verrou int&#233;rieur, le dernier. Et les penseurs s'agitaient : les plus nombreux condamnaient, bien s&#251;r, au nom de la morale, de la vie &#8212; mais au fond, on le sentait bien, personne ne trouvait de raisons valables pour d&#233;nier &#224; ces hommes le droit de poursuivre. L'argument d&#233;cisif qu'on avait finalement avanc&#233;, et qui avait conduit &#224; interdire ces pratiques, avait &#233;t&#233; celui du danger pour nous autres : les nombreux accidents provoqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, ce n'&#233;tait pas pour prot&#233;ger ceux qui se lan&#231;aient ainsi qu'on avait b&#226;ti de si hauts murs le long des routes rapides, mais tout simplement parce qu'on les consid&#233;rait comme perdus, d&#233;finitivement. Rien ne r&#233;fr&#233;nait les ardeurs, au contraire : ils trouvaient de nouveaux endroits que les murs n'avaient pas pu prot&#233;ger, des virages plus serr&#233;s, des lignes droites plus rapides, en pente, loin des villes. Certaines portions devinrent c&#233;l&#232;bres &#8212; puis victimes de leurs succ&#232;s, elles &#233;taient d&#233;laiss&#233;es : les voitures n'osaient plus s'aventurer dans ces terrains de jeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'&#233;lancer sur les autoroutes, traverser en courant, ou m&#234;me affronter les camions en face, en se d&#233;robant &#224; la derni&#232;re minute, c'&#233;tait au d&#233;part un simple frisson. Mais ce qui n'&#233;tait finalement qu'une course (avec un seul but : traverser l'autoroute et parvenir de l'autre c&#244;t&#233;) se codifia peu &#224; peu dans des r&#232;gles non &#233;crites, des rites de plus en plus pr&#233;cis, toute une s&#233;rie de lois qui finirent par installer durablement cette pratique. Il fallait que cela se fasse dans les r&#232;gles de l'art &#8212; sans quoi, ce n'&#233;tait qu'un suicide de plus. Les courses avaient leur rythme, leur gestuel, leurs interdits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, peu importait de mourir ou de faire mourir, ce qui comptait, c'&#233;tait d'approcher la mort en conscience et de s'en soustraire &#224; l'instant m&#234;me o&#249; l'on en &#233;tait physiquement le plus proche : toucher l'instant o&#249; la peur m&#234;me ne prot&#232;ge plus, mais provoque la pulsion de mort qui l'ach&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ceux qui &#233;chouaient &#224; traverser la route avaient peut-&#234;tre atteint le plus ultime de cet art.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Anticipations &amp; Affrontements | &#233;critures num&#233;riques </title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/ecritures-numeriques-webnotes/article/anticipations-affrontements-ecritures-numeriques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/ecritures-numeriques-webnotes/article/anticipations-affrontements-ecritures-numeriques</guid>
		<dc:date>2013-01-21T20:28:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures num&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>_affrontements</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Retour sur la sortie conjointe de deux ouvrages aux &#233;ditions publie.net
&lt;br/&gt;enjeux de la publication num&#233;rique&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/ecritures-numeriques-webnotes/" rel="directory"&gt;&#201;CRITURES NUM&#201;RIQUES | WEBNOTES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-resistances" rel="tag"&gt;_&#233;critures &amp; r&#233;sistances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-numeriques" rel="tag"&gt;_&#233;critures num&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_affrontements" rel="tag"&gt;_affrontements&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton998.jpg?1358799858' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff998.jpg?1358799897&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;i&gt;Anticipations&lt;/i&gt;, r&#233;&#233;d. janv. 2013, nouvelles &#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501232/anticipations&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sentation par l'&#233;diteur&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;i&gt;Affrontements&lt;/i&gt;, d&#233;c 2012, r&#233;cit &#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814596986/affrontements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sentation par l'&#233;diteur&lt;/a&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait deux longues travers&#233;es, parall&#232;les, et les hasards sont &#233;tranges, mais il faut en prendre mesure. Ces derni&#232;res semaines paraissent &lt;i&gt;coup sur coup&lt;/i&gt; aux &#233;ditions publie.net deux textes &#233;crits ces derniers mois, ann&#233;es &#8212; fin d&#233;cembre, &lt;i&gt;Affrontements&lt;/i&gt;, et d&#233;but janvier, une nouvelle version d'&lt;i&gt;Anticipations&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux projets si diff&#233;rents, si semblables &#8212; et qu'ils paraissent en m&#234;me temps ou presque, cela d&#233;gage pour moi des lignes de force qui fraient davantage : on n'&#233;crit pas dans le souci de construire des coh&#233;rences, mais seulement pouss&#233;s par l'exigence int&#233;rieure, et la volont&#233; de la justesse (celle ligne &#224; ligne, seul horizon) ; deux textes qui sont pour moi deux mani&#232;res d'envisager l'&#233;criture num&#233;rique, ses relations avec l'&#233;cran, le dehors et la vie ; sa publication, ce que cela cl&#244;t, et ouvre.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Affrontements&lt;/i&gt;
&lt;br/&gt;&#171; L'ennemi qui est ta structure, force-le &#224; se d&#233;couvrir. &#187;
&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1949 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L400xH573/affrontements_couv-8fb00.png?1769992065' width='400' height='573' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est un projet qui prend naissance &#224; l'&#233;t&#233; 2011 et m'occupera un peu moins d'un an : ouvrir un blog, anonyme, sur un nom de domaine que j'ach&#232;te : &lt;a href=&#034;https://www.affrontements.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;affrontements.net&lt;/a&gt;. &#192; cause de Michaux : pas seulement pour le titre de l'&#339;uvre, mais pour ces proses br&#232;ves sur enjeux circonscrits qui prennent place dans le corps ou sur les villes, et comment les rapports de force int&#233;rieurs jouent sur la totalit&#233; d'un rapport au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit donc ce mot &lt;i&gt;affrontements&lt;/i&gt; : ce qu'il implique en termes de combat, ceux qu'on se livre &#224; soi, ceux qui partout sont l&#233;gions aussi. Il n'y a qu'&#224; ouvrir un journal, ce matin. Les combats minuscules de nos vies, les affrontements dans nos pays, et partout ces luttes : comme une mani&#232;re de comprendre l'histoire, intime, politique, les articulations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces mois, le mot sert de levier : pas question de faire roman, de commettre ces fresques pseudo-historiques ou militantes, d'avoir un avis. Seulement, texte apr&#232;s texte, trouver une langue qui soit elle-m&#234;me ce rapport de force, des langues successives aussi. Je me d&#233;leste de la fiction coh&#233;rente, ce tout organique qui me para&#238;t alors si artificiel : pr&#233;f&#232;re la plong&#233;e dans cette langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, sans le savoir, du c&#244;t&#233; du th&#233;&#226;tre que j'irai : des prises de parole &#224; des corps. Une lecture de Racine (une certaine lecture de), aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'organisation du blog, s'impose une structure par boucles et spirales, cercles concentriques qui font retour et se d&#233;placent. Des s&#233;ries pour diffuser les enjeux, et surtout concentrer la prise de parole et mieux la pulv&#233;riser. Sur un blog, c'est presque intuitif, on a tous l'habitude de cela : des agencements par rubriques, ou, ici, tags, mots-cl&#233;s. Alors, ce seront cinq entr&#233;es, cinq prises sur le mot affrontement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; un journal : carnet de bord des affrontements (je pensais &#224; un certain &#233;tat du manuscrit de &lt;i&gt;La Route&lt;/i&gt; de Julien Gracq)
&lt;br /&gt;&#8212; un r&#233;cit : d&#233;rouler la ligne du temps, dans le temps pr&#233;sent d'une narration qui ne cesse de se faire et se d&#233;faire, d&#233;borde, que le temps vient recouvrir.
&lt;br /&gt;&#8212; un lieu : o&#249; s'affronter ? Quelles rues ? Quelles villes ? Et quelle lumi&#232;re sur ces rues qui permettent, favorisent (produisent) les affrontements ? On dispose de topographies mentales aussi, d'espace de pens&#233;e et de chair.
&lt;br /&gt;&#8212; un visage, une voix (un visage n'est pour moi jamais s&#233;par&#233; de sa voix) : le visage qui re&#231;oit les coups, et la voix qui vient les dire, ou est-ce qui les porte, et comme on porte la voix, quels mots pour d&#233;crire, cela simplement, pure ext&#233;riorit&#233; fragile, expos&#233;e, nue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq fils, donc. Mais quand une premi&#232;re s&#233;rie de ces cinq textes est boucl&#233;e, une boucle recommence, et reprend le fil : de nouveau, un texte de journal, du r&#233;cit, un lieu, un visage (une voix). Et cela r&#233;p&#233;t&#233; encore et encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Twitter, un autre fil&#8212; interventions br&#232;ves ici aussi, pour prolonger, d&#233;placer, p&#233;n&#233;trer davantage. Les textes de ce fil demeurent sur le fil, et ne seront pas repris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, une boucle apr&#232;s l'autre, un texte, sans qu'on le pr&#233;pare, ach&#232;ve l'ensemble : c'est fini. On ne le savait pas avant, mais c'est ainsi : il faut arr&#234;ter. Le blog est encore en ligne, mais le projet est termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Fran&#231;ois Bon annonce le projet d'une collection de textes courts, je lui soumets l'adresse du blog, c'est presque un an apr&#232;s l'ouverture. Il confie les cl&#233;s de la mise en page &#224; Roxane Lecomte. L'id&#233;e, c'&#233;tait de reprendre cette architecture qui rompt la lin&#233;arit&#233;, ou plut&#244;t qui en fait usage libre par ces successions qui s'encha&#238;nent moins en fonction d'un r&#233;cit absent que sous les lanc&#233;es de langue qui prennent appui sur des territoires pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suis tr&#232;s vite &#233;poustoufl&#233; par sa proposition : deux navigation possibles sont propos&#233;es &#224; la lecture sur tablette : une entr&#233;e par jour (et on lit les textes dans l'ordre chronologique de l'&#233;criture, qui reste important tant le projet a d&#233;vi&#233;, suivi sa propre pente, entra&#238;n&#233; par sa vitesse), ou une entr&#233;e par les fils th&#233;matiques. &#192; l'int&#233;rieur, la question m&#234;me de la page est r&#233;invent&#233;e par la structure : la tablette pr&#233;sente l'espace d'un texte, et pour passer &#224; un autre texte, il faut changer d'espace. Que le texte soit tr&#232;s court, ou tr&#232;s long, c'est un espace de lecture autonome. L'unit&#233;, c'est d&#233;sormais le souffle de langue, et non plus la page d'un livre aux crit&#232;res toujours arbitraires en fonction de son format d'&#233;dition ; l'unit&#233; de fragmentation du texte, c'est le texte lui-m&#234;me comme fragment de son tout : le texte trouve l&#224; espacement en son espace, et libert&#233; dans son autonomie, force de d&#233;placement dans sa plasticit&#233; qui r&#233;pond enfin &#224; sa logique d'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci mille fois &#224; Roxane : le codage d'un epub est un artisanat d'invention, une technique qui n'est pas reproduction de format construit a priori, mais ajustement permanent &#224; une &#233;criture : le codage en somme est un geste d'&#233;criture qui fait de l'espace du livre un territoire de langue accord&#233; &#224; sa lanc&#233;e. C'est l'autre le&#231;on de ces &lt;i&gt;Affrontements&lt;/i&gt;, pour moi ; la possibilit&#233; d'un &#233;crire num&#233;rique qui fasse de l'espace l'enjeu m&#234;me de sa diction.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Anticipations&lt;/i&gt;
&lt;br/&gt;&#171; ce qu'allait &#234;tre ce monde qu'on b&#226;tissait et cette histoire qui s'engendrait de ces corps &#187;
&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1948 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L400xH573/anticipations_couv-e712e.png?1769992065' width='400' height='573' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait une phrase de Saint-John Perse, et l'envie, le besoin apr&#232;s la longue plong&#233;e dans &lt;i&gt;&#171; O&#249; que je sois encore&#8230;&lt;/i&gt; de reprendre pied dans des r&#233;cits brefs, juin 2008, d'une narration outr&#233;e avec figures et images contemporaines d'un basculement ; comme au bord du vide : prendre le temps de regarder le vide. C'&#233;tait cette phrase de Saint-John Perse donc, plus qu'une litt&#233;rature de science-fiction dont je reste &#233;tranger :&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Se refusant &#224; dissocier l'art de la vie, ni de l'amour la connaissance, la po&#233;sie est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui d&#233;place les bornes. L'amour est son foyer, l'insoumission sa loi, et son lieu est partout, dans l'anticipation.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;C'est aujourd'hui la quatri&#232;me r&#233;&#233;dition. En janvier 2008, sept textes sont mis en ligne (il s'agit alors du 124&#232;me ouvrage publi&#233;) ; en janvier 2009 vingt-quatre avec des images, en janvier 2010, quarante, dans une nouvelle mise en page pour tablette, (en septembre 2010, une version courte de six autres nouvelles, s&#233;par&#233;es de l'ensemble, est mise en ligne dans le cadre d'un &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/: http:/www.publie.net/fr/ebook/9782814503632/anticipations-2'&gt;partenariat avec ebouquin&lt;/a&gt;) et en janvier 2013, c'est ainsi cinquante-et-une nouvelles d'anticipation, compl&#232;tement r&#233;vis&#233;es et adapt&#233;es aux nouvelles formes de la lecture num&#233;rique qui sont propos&#233;es aux &#233;ditions publie.net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d'une publication au sein d'une maison d'&#233;dition traditionnelle, imprim&#233;, le recueil &#233;dit&#233; n'aurait ensuite sans doute jamais pu prendre cette forme &#233;volutive. La libert&#233; et la force du num&#233;rique tiennent ainsi beaucoup de cette plasticit&#233; dans l'ajout et le prolongement d'un projet qui poss&#232;de sa coh&#233;rence aussi dans sa transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle apr&#232;s l'autre sur un m&#234;me territoire d'anticipation au pass&#233; ult&#233;rieur, l'avanc&#233;e dans un monde o&#249; le fantastique des visions prend appui sur le r&#233;alisme radicalement neutre de la narration ; o&#249; le levier de d&#233;placement du r&#233;el m'est quasi-photographique : simplement enregistrer un trembl&#233; du monde et assister au d&#233;roulement de la d&#233;rive, la noter, en sismographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinquante-et-une nouvelles publi&#233;es &#224; chaque fois dans mon site et que le livre ici rassemble apr&#232;s les avoir r&#233;vis&#233;es, compl&#233;t&#233;es, modifi&#233;es &#8212; la mise en page de Roxane Lecomte, avec une nouvelle couverture, prend acte de la singularit&#233; de chaque texte (aucune continuit&#233; narrative explicite) en organisant sur la page le texte dans son espace non-poreux aux autres. Et si le texte n'est pas justifi&#233; &#224; droite, c'est aussi pour laisser de l'espace de respiration &#224; des blocs continus de r&#233;cit quasi sans alin&#233;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces textes, une question politique (me semble de plus en plus pr&#233;sente, urgente) : nous sommes en ces temps de d&#233;tresse sans autre recours que l'invention d'un r&#233;el ; et la tension entre le fantastique et le r&#233;alisme n'est pas une fuite, une reconqu&#234;te plut&#244;t, celle de territoires que le pouvoir nous laisse en friche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis un an, mon projet autour de Saint-Just traque ces territoires aussi, plus frontalement peut-&#234;tre, mais par la po&#233;sie &lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article946&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(fabrique du Pecha Kuchua)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'anticipation, on est autoris&#233; &#224; tous les possibles par le levier narratif qui exag&#232;re un point de d&#233;tail du r&#233;el pour le recomposer : ce qui se passe quand il pleut des centaines d'ann&#233;es ; quand un m&#233;dicament pour dormir des semaine est trouv&#233; ; lorsqu'un r&#234;ve fait par tous dessine un point de rendez-vous dans la nuit ; lorsqu'on se met &#224; br&#251;ler les morts par millions ; lorsqu'on fait la guerre &#224; des pays qu'on ignore, et qu'on en vient &#224; oublier ces guerres, jusqu'&#224; l'appel ; lorsque par d&#233;s&#339;uvrement toute une jeunesse invente ce jeu de traverser en courant les autoroutes yeux ferm&#233;s, en pleine nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une mani&#232;re de reprendre possession du pr&#233;sent, &#233;videmment. Alors cette publication, au pr&#233;sent : ces publications &#8212; comme le signe d'une pr&#233;sence toujours renouvel&#233;e, d'un souci de cette pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aura d'autres nouvelles, d'autres r&#233;&#233;ditions, et d&#233;j&#224; je songe &#224; une mise en page qui ob&#233;irait &#224; d'autres r&#232;gles que chronologiques &#8212; des espaces d'intersections. Projet en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le num&#233;rique a du sens, c'est pour moi dans ces r&#233;inventions : pas question (pour moi en tous cas) de publier des pdf qui trouveraient m&#234;mes formes, mais imprim&#233;es. Si je crois peu au texte enrichi, j'ai foi davantage au texte ajout&#233;, repris, redispos&#233;, r&#233;invent&#233; lui aussi dans le temps d'une pr&#233;sence permanente aux nouveaux outils, aux nouveaux formats. J'ai quelque r&#233;ticence aux r&#233;cits hypertextes : mais si la narration l'exige, c'est un espace possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un hasard enfin si ces deux textes touchent de pr&#232;s ou de loin au fantastique, aux combats ; s'ils ouvrent le web au livre, et si le livre est un d&#233;p&#244;t du web comme une mani&#232;re de le recommencer et de l'initier. L'espace num&#233;rique est li&#233; pour moi autant &#224; la compr&#233;hension du monde qu'&#224; sa fabrication continuelle : un r&#234;ve qui tient plus de Borg&#232;s et Michaux, que S. Jobs ou B. Gates &#8212; une biblioth&#232;que qui forme des rues, et des trottoirs, et ces escaliers immenses qu'on emprunte et qu'on ne rend pas, ou alors pour les faire coulisser contre le monde.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/anticipationsaffrontements3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/anticipationsaffrontements3.jpg?1358800331' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Anticipations [4] | publie.net</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/publications-parutions/livres/article/anticipations-4-publie-net</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/publications-parutions/livres/article/anticipations-4-publie-net</guid>
		<dc:date>2013-01-18T19:25:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_villes</dc:subject>
		<dc:subject>_fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>_Publications</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;nouvelles &lt;br/&gt;&#233;ditions Publie.net &lt;br/&gt;r&#233;ed. janvier 2013&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/publications-parutions/livres/" rel="directory"&gt;livres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_villes" rel="tag"&gt;_villes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fantastique" rel="tag"&gt;_fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_publications" rel="tag"&gt;_Publications&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton992.png?1358536274' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Publication / r&#233;&#233;dition aux &#233;ditions publie.net de &lt;i&gt;Anticipations&lt;/i&gt; &#8212;&lt;br/&gt;
nouvelle mise en page &amp; conception graphique par Roxane Lecomte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de la quatri&#232;me &#233;dition augment&#233;e du recueil de nouvelles, paru une premi&#232;re fois en 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre est le 364&#232;me &#233;dit&#233; par publie.net&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se le procurer un peu partout sur le net : &lt;br /&gt;&#8212; directement sur le site des &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501232/anticipations&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Publie.net&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; sur le site du diffuseur &lt;a href=&#034;http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782814501232/anticipations&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Immat&#233;riel&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; sur &lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/Anticipations-quallait-b&#226;tissait-sengendrait-ebook/dp/B005UQCYLC/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1358535057&amp;sr=8-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Amazon&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; sur &lt;a href=&#034;http://www.epagine.fr/9782814501232-anticipations-arnaud-maisetti/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ePagine&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; sur la &lt;a href=&#034;http://recherche.fnac.com/Search/SearchResult.aspx?SCat=0%211&amp;Search=maisetti&amp;sft=1&amp;submitbtn=OK&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fnac&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; sur &lt;a href=&#034;http://fr.feedbooks.com/item/22/anticipations&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Feedbooks&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; et sur le store &lt;a href=&#034;https://itunes.apple.com/fr/book/anticipations/id405004389?mt=11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d'Apple&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochainement disponible au format papier.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Pr&#233;sentation par l'&#233;diteur :&lt;/center&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&#201;laborer un fantastique pour aujourd'hui avec les figures de la ville, de la nuit, du voyage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Seulement raconter bien...&lt;/i&gt; disait Bernard-Marie Kolt&#232;s, dont Arnaud Ma&#239;setti est un des meilleurs sp&#233;cialistes (voir son &#233;tude sur &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://publiepapier.fr/contemporain-essais/article/maisetti-arnaud-seul-comme-on-ne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La nuit juste avant les for&#234;ts : Seul, comme on ne peut pas le dire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la ville, dans la nuit, dans la fatigue ou la peine, ou l'errance &#8211; mais combien de fois traversons-nous chacun les limites de nous-m&#234;mes ? &#8211; se faire sensible &#224; la pr&#233;sence du monde. &#192; cet infime d&#233;calage susceptible pourtant de renverser les lois du r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors le proche, l'imm&#233;diat, la rencontre &#8211; un ciel, un visage, un effet de lumi&#232;re &#8211; deviennent fiction o&#249; on bascule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit d'aujourd'hui, qui dit notre monde et la ville, s'invente ainsi, &#224; bout de t&#233;l&#233;phone et de mots directement creus&#233;s dans la tablette au fond du sac, ou l'ordi de passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette nouveaut&#233; radicale de saisie du pr&#233;sent qui fait la force et l'urgence, et la sombre beaut&#233;, des r&#233;cits fantastiques que tisse ainsi Arnaud Ma&#239;setti. Comme une surface d'&#233;criture lentement d&#233;coll&#233;e de la surface du monde, mais qui en garderait l'empreinte r&#226;peuse, faite d'&#233;clats tranchants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le livre num&#233;rique, qui emporte avec lui et ces courses, ces fractionnements, ces incises et ces images, en est le meilleur r&#233;ceptacle. Dans cette nouvelle version, &#233;tendue et r&#233;vis&#233;e, 51 de ces plong&#233;es dans le temps et la nuit, par une des plus singuli&#232;res voix contemporaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affrontements | publie.net</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/publications-parutions/livres/article/affrontements-publie-net</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/publications-parutions/livres/article/affrontements-publie-net</guid>
		<dc:date>2012-12-08T16:54:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_Henri Michaux</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_vases communicants</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures num&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
		<dc:subject>_publie.net</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_Publications</dc:subject>
		<dc:subject>_aura &amp; ailleurs</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;R&#233;cit num&#233;rique
&lt;br/&gt;&#201;ditions Publie.net&lt;br/&gt;
d&#233;cembre 2012&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/publications-parutions/livres/" rel="directory"&gt;livres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_henri-michaux" rel="tag"&gt;_Henri Michaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vases-communicants" rel="tag"&gt;_vases communicants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-numeriques-56" rel="tag"&gt;_&#233;critures num&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_publie-net" rel="tag"&gt;_publie.net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_publications" rel="tag"&gt;_Publications&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_aura-ailleurs" rel="tag"&gt;_aura &amp; ailleurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton951.png?1354985948' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Publication aux &#233;ditions publie.net de &lt;i&gt;Affrontements&lt;/i&gt; &#8212; &lt;br/&gt;conception graphique et navigation par Roxane Lecomte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se le procurer un peu partout sur le net :
&lt;br /&gt;&#8212; directement sur le site des &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814596986/affrontements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Publie.net&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; sur le site du diffuseur &lt;a href=&#034;http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782814596986/affrontements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Immat&#233;riel&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; sur &lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/Affrontements-structure-force--d%C3%A9couvrir-ebook/dp/B00ADNT9OM/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;qid=1354985265&amp;sr=8-3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Amazon&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; sur &lt;a href=&#034;http://www.epagine.fr/9782814506985-affrontements-arnaud-maisetti/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ePagine&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; sur la &lt;a href=&#034;http://www4.fnac.com/livre-numerique/a5172774/Arnaud-Maisetti-Affrontements#FORMAT=ePub&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fnac&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; sur &lt;a href=&#034;http://fr.feedbooks.com/item/365482/affrontements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Feedbooks&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; et bient&#244;t sur le &lt;a href=&#034;https://itunes.apple.com/fr/artist/arnaud-maisetti/id405004548?mt=11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;store d'Apple&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;(Pr&#233;sentation du projet prochainement dans ces Carnets)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quelques &#233;chos web &#8212; partage des combats (profond&#233;ment touch&#233; par ces liens) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les lectures vagabondes de &lt;a href=&#034;http://mahigan.ca/spip.php?article298&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mahigan Lepage&lt;/a&gt; &#8212; forces en pr&#233;sence
&lt;br /&gt;&#8212; le Journal &#233;clat&#233; de &lt;a href=&#034;http://joachimsene.fr/txt/journal-eclate/article/affronter&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt; &#8212; affronter
&lt;br /&gt;&#8212; le blog de la dame au chapal (qui a con&#231;u l'organisation interne du livre num&#233;rique), &lt;a href=&#034;http://ladameauchapal.com/2012/11/25/affrontements-arnaud-maisetti/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Roxane Lecomte&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; le Journal etc de &lt;a href=&#034;http://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?article1760&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guillaume Vissac&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; sur Babelio, lecture et extraits choisis par &lt;a href=&#034;http://www.babelio.com/livres/Maisetti-Affrontements-une-voix-pour-linsubordination/436581#critiques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Brigitte C&#233;l&#233;rier&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; les tentatives de &lt;a href=&#034;http://christinejeanney.net/lectures/article/affrontements-une-voix-pour-l&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christine jeanney&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation par Fran&#231;ois Bon, sur le site des &#233;ditions : &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814596986/affrontements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publie.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; &#034;Les voix dans le r&#234;ve ne ressemblent &#224; aucune&#034;, dit Arnaud Ma&#239;setti. Ce sont toutes ces voix int&#233;rieures qu'il convoque, sous le mot &#034;affrontements&#034; qu'il d&#233;cline jusque dans ses limites. Affrontement de soi-m&#234;me, affrontements dans le monde, conflits int&#233;rieurs, d&#233;passements et exc&#232;s, mais r&#233;sistance dans le monde, mouvement vers l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors toutes les armes sont bonnes. Les d&#233;finitions du dictionnaire, l'oeuvre aigue et fantastique d'Henri Michaux, les souterrains noirs dans la ville que trace Kolt&#232;s, dont Arnaud Ma&#239;setti est un sp&#233;cialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Autant la distance qui s&#233;pare les ennemis que les ennemis eux-m&#234;mes, ou leur propre col&#232;re&#034;, dit Ma&#239;setti en t&#234;te de son projet. Parce que tout passe par l'errance, la ville, la nuit, les voyages. Un &#233;tonnant travail photographique sert d'incise aux textes, et va servir ici de chemin dans la navigation num&#233;rique : en suivant un journal chronologique, ou en passant d'un th&#232;me &#224; un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation graphique et le jeu de navigation int&#233;rieure, imbriquant des tables des mati&#232;res sp&#233;cifiques selon chaque mode de navigation a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e pour publie.net par Roxane Lecomte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Affrontements : sa propre avanc&#233;e sur la page&#034;, dit Arnaud Ma&#239;setti, &#034;et si sous le mot affrontement se trouvait tout saisi le geste d'&#233;crire &#8211; et le monde affront&#233;, la seule exigence d'&#233;crire comme pour le raconter, par combats successifs, par ennemis choisis...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau rapport se tisse entre la pr&#233;sence web d'Arnaud Ma&#239;setti dans ses Carnets : fiction, critique, journal, et la strate plus noire, plus dense, d'une &#233;crtiture qui appelle le livre num&#233;rique et l'invention de parcours et de forme que nous apprenons tous, aujourd'hui, &#224; d&#233;couvrir et exiger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>anticipations #51 | se venger</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipations-51-se-venger</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipations-51-se-venger</guid>
		<dc:date>2012-11-06T18:31:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_aube</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_cheveux</dc:subject>
		<dc:subject>_une vague apr&#232;s l'autre</dc:subject>
		<dc:subject>_joie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;c'&#233;tait se venger qu'il fallait&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/" rel="directory"&gt;Anticipations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_aube" rel="tag"&gt;_aube&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_cheveux" rel="tag"&gt;_cheveux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_une-vague-apres-l-autre" rel="tag"&gt;_une vague apr&#232;s l'autre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_joie" rel="tag"&gt;_joie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait se venger qu'il fallait. L'id&#233;e au r&#233;veil, tout le monde l'avait eue. Il suffisait de regarder par la fen&#234;tre, les trottoirs partout, les rues perpendiculaires et les voitures rang&#233;es, et les lumi&#232;res sales, les regards qu'on croisait ou simplement le go&#251;t du caf&#233;, les images sur les affiches : le temps qu'il faisait sur tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la nuit, il ne restait rien &#8212; &#224; peine de l'eau sur un sol qui ne s&#233;cherait jamais. C'&#233;tait peut-&#234;tre d'avant-hier, quelle importance ? Les m&#234;mes v&#234;tements servaient pour les m&#234;mes t&#226;ches ; ils servaient pour des t&#226;ches diff&#233;rentes aussi, et les corps dedans, qui pour les habiter ? Bien s&#251;r, il y avait les pr&#233;noms, les noms, le jour de sa naissance &#8212; mais fatalement, on finissait par rencontrer d'autres qui portaient aussi son propre pr&#233;nom (et c'&#233;taient encore d'autres aux pr&#233;noms diff&#233;rents qui &#233;taient n&#233;s le m&#234;me jour que soi : d&#233;cid&#233;ment, tout se d&#233;robait).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les visages, impossibles aussi de savoir : c'&#233;taient toujours les m&#234;mes, et tous pourtant se distinguaient. Des visages mutil&#233;s, voil&#224; tout ce qu'il restait sur leurs visages ; &#224; tous il manquaient un visage qui dirait l'absence de visage, et cela pourtant &#233;tait seul ce qui &#233;tait inacceptable. D&#232;s qu'on parlait, on comprenait les mots. Et toujours c'&#233;tait d'autres choses que les autres pla&#231;aient dans ces mots &#8212; on se regardait de derri&#232;re les mots, parfois on se dressait sur la pointe des pieds pour voir mieux ce que cela voulait dire, mais non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait beaucoup de jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, ce d&#233;compte, mais qui se faisait &#224; l'endroit. Le ciel &#233;tait partout, et toujours quand on levait les mains, c'&#233;tait impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pens&#233;e de la mort, on l'avait &#8212; quand elle nous quittait, c'&#233;tait avec toutes les autres : on nous faisait un trou quelque part, on y jetait notre corps ; et par dessus une pierre grav&#233;e &#224; notre nom et au jour de notre naissance, ce pouvait &#234;tre au nom d'un autre avec le jour de naissance d'un autre : comment savoir. Du moins on trompait l'ennui d'un jour de plus, ou d'un jour de moins, cela aussi restait sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis l'id&#233;e venait, &#233;tait venue, mais o&#249;. Certains l'avaient &#233;crite, mais c'&#233;tait peut-&#234;tre l'&#233;crire qui l'avait suscit&#233;e, ou bien c'&#233;tait du geste d'&#233;crire qu'&#233;tait envelopp&#233;e l'id&#233;e &#8212; je ne sais pas. L'id&#233;e (c'&#233;tait le g&#233;nie, la folie de l'id&#233;e) ne poss&#233;dait aucun contenu pr&#233;cis pour d&#233;jouer le monde : elle d&#233;jouait le monde dans le simple fait de la formuler. Et ces formulations &#233;taient infinies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait se venger, tout simplement &#8212; &#233;videmment, se venger de personne, de rien. L'id&#233;e &#233;tait une blessure inflig&#233;e &#224; la syntaxe, l'intransitivit&#233; de l'id&#233;e b&#226;tie contre la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'avait pas m&#234;me &#224; l'&#233;crire. Il suffisait par exemple de trouver un corps contre lequel s'abattre derri&#232;re le rideau des cheveux, en lequel confier son propre corps, pench&#233; lentement vers lui, vers&#233; en lui. Il suffisait tout aussi bien de regarder la mer. Il suffisait de construire une maison avec ses mains, puis, plus tard, de la d&#233;placer jusqu'&#224; soi (il fallait d'abord la construire pour la d&#233;placer ainsi). Il fallait trouver un arbre, un seul suffirait pour s'allonger et venir y confondre son ombre avec l'ombre de l'arbre, devenir l'ombre de l'arbre. Il suffisait parfois de faire tomber le soleil rien qu'en le regardant (&#234;tre celui qui, regardant le soleil tomber, devient celui qui fait tomber le soleil). Il suffisait de veiller la nuit et de dormir le jour. Ou de dormir la nuit qui suivrait, pour veiller le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait nommer son enfant d'un nom que d'autres avaient choisi pour nommer leur enfant : mais d'&#234;tre celui-l&#224;, et &#224; cette heure le seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il arriverait qu'on regarde par la fen&#234;tre, dehors, et que le jour vienne se poser sur soi, et dans le reflet de l'eau partout sur la terre, qu'on reconnaisse les visages. Il arriverait ce jour, la folie de ce jour qu'on adresserait &#224; celui qui saurait le voir, et on dirait : que la nuit vienne maintenant, je saurai la voir.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>anticipation #50 | dans la salle d'attente</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipation-50-dans-la-salle-d-attente</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipation-50-dans-la-salle-d-attente</guid>
		<dc:date>2012-06-11T13:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_histoires &amp; Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
		<dc:subject>_douleurs</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_vies des morts</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la salle d'attente &#8212; chacun un endroit o&#249; attendre, qu'on vienne les chercher et leur dire s'ils peuvent encore vivre, ou non. &#192; l'accueil, j'ai donn&#233; ma date de naissance, la seule trace de mon identit&#233;, pour qu'on puisse dire que c'est moi, et que je puisse dire : c'est moi, quand ils viendront me chercher. Au juste, j'aurais pu mentir, dire une autre date. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un lieu anonyme, la raison pour laquelle on vient, ici. Devant ma date de naissance, on essaie de plaisanter, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/" rel="directory"&gt;Anticipations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_histoires-histoire" rel="tag"&gt;_histoires &amp; Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_douleurs" rel="tag"&gt;_douleurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vies-des-morts" rel="tag"&gt;_vies des morts&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton889.jpg?1340027626' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle d'attente &#8212; chacun un endroit o&#249; attendre, qu'on vienne les chercher et leur dire s'ils peuvent encore vivre, ou non. &#192; l'accueil, j'ai donn&#233; ma date de naissance, la seule trace de mon identit&#233;, pour qu'on puisse dire que c'est moi, et que je puisse dire : c'est moi, quand ils viendront me chercher. Au juste, j'aurais pu mentir, dire une autre date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un lieu anonyme, la raison pour laquelle on vient, ici. Devant ma date de naissance, on essaie de plaisanter, inutilement, bienveillance vaine, qui ne fait que souligner l'horreur de ma pr&#233;sence ici, de l'attente qui commence. &#199;a vous fait 28 ans ? Non, 29 ans &#8211; et j'ajoute, pour donner le change, oh, si seulement. Elle me regarde par en dessous, et dans un sourire, l&#233;g&#232;rement, vous avez encore beaucoup de belles choses &#224; vivre, et de sourire davantage &#8211; c'est technique, clinique, mais ce qui me glace le plus, c'est qu'elle semble y croire. Il aurait fallu ajouter quelque chose, c'est pourquoi je ne dis rien. Prends le carton administratif, anonyme et personnel, qui sera mon identit&#233; ici, et m'assois, au fond, &#233;crire cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tout &#224; l'heure on viendra me chercher, me prendre du sang. Dans une semaine, on me rendra les chiffres du sang, le sang ne mentira pas. Il dira si je peux vivre, ou si je dois mourir. Ce sera dans une semaine. Je pourrai dire un si&#232;cle, mais ce ne sera pas vrai. Ce ne sera jamais. Chaque seconde est arr&#234;t&#233;e, immense. Quand lundi prochain viendra, ce sera d'un seul coup, dans une seconde semblable &#224; celle-ci, qui viendra soudain. Mais en attendant, le temps est impossible, c'est une chose qui m'est refus&#233;e. Comme de dormir. Comme de manger, ou de lire le journal. De seulement &#234;tre du monde, son habitant concern&#233; par sa marche. J'attends.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que j'&#233;cris ces mots, on appelle des num&#233;ros, j'attends qu'on dise le mien, 023. Bien s&#251;r, la salle d'attente est pleine, je sais bien que ce ne sera pas avant une heure ou une heure et demi, mais chaque fois qu'on appelle un num&#233;ro, je l&#232;ve la t&#234;te, j'arr&#234;te d'attendre. Je ne suis ici que pour d&#233;poser mon sang, et l'attente continuera &#8211; s'accentuera, apr&#232;s que le sang d&#233;pos&#233; d&#233;clenchera un processus que je pressens fatal, mais &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le r&#234;ve, il y a deux jours, qui lance, comme une douleur, ce mouvement terrible, et la peur depuis ne me quitte pas. Le r&#234;ve disait la maladie, alors je suis malade. Le r&#234;ve disait, c'est fini &#8211; je viens ici pour l'apprendre, dans la bouche de la r&#233;alit&#233;, m&#234;me si le r&#234;ve me l'a d&#233;j&#224; dit. Le r&#234;ve ne peut pas se tromper, d'ailleurs, et depuis, cett pens&#233;e ne me quitte plus, cette pens&#233;e qui fore et dit je suis malade, je suis d&#233;j&#224; mort d'&#234;tre malade de cette maladie l&#224;, incurable, invisible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je croise les types dans la rue, je ne vois pas des hommes, mais des survivants. Et moi, je me dis : j'ai &#233;t&#233; incapable d'&#234;tre survivant, j'ai &#233;t&#233; incapable de survivre &#224; leur vie, &#224; ma propre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle d'attente, on appelle invariablement ceux qui sont l&#224; pour le sang, et ceux qui sont l&#224; pour le chiffre du sang. Ce n'est pas la m&#234;me chose. Je l&#232;ve les yeux surtout pour ceux dont on va annoncer le chiffre. Je cherche dans leur regard les derni&#232;res secondes de la vie, et l'espoir insens&#233; qu'il reste encore &#224; br&#251;ler. Tout &#224; l'heure ils entendront qu'ils vont mourir, cette maladie ne laisse aucun jour de r&#233;pit &#224; ceux qui savent ; un jour, ou deux, le temps de dormir une fois. On pourrait tr&#232;s bien ne pas savoir, et continuer de vivre, mais ce sera dans l'attente, et le temps mort, alors on pr&#233;f&#232;re tous savoir, quand on fait ce r&#234;ve. Le r&#234;ve nous dit d&#233;j&#224; ce qu'il en est. Il y a des r&#234;ves moins pr&#233;cis, et certains y vont seulement pour entendre la confirmation de la vie, mais le r&#234;ve aussi, dans l'impr&#233;cision, aura tout dit. Le fr&#244;lement de la mort aura rendu plus vivant, c'est une loi g&#233;n&#233;rale, banalit&#233; de la banalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'attends encore, et c'est bient&#244;t mon tour. La salle d'attente s'est vid&#233;e, je suis dans les derniers, &#233;videmment. Il y a encore des types derri&#232;re moi, qui vont me survivre quelques minutes. Il y a toujours des types derri&#232;re soi, qui vous survivent, provisoirement. Dans la rue, il y a d'autres types, mais on n'appartient pas &#224; la m&#234;me humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans la salle d'attente, ma derni&#232;re chambre d'&#233;criture, je suis encore pourtant de ce c&#244;t&#233;-ci de la vie, provisoirement. La vie &#233;puis&#233;e de n'avoir pas &#233;t&#233; v&#233;cue. J'aurais pu vivre je crois, j'aurais &#233;t&#233; &#224; la hauteur de cette vie, oui, s'il n'y avait pas eu ma vie, pr&#233;cis&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mon r&#234;ve s'arr&#234;te sur une image, toujours la m&#234;me depuis deux nuits, mes deux nuits d'insomnie o&#249; le sommeil ne vient qu'apr&#232;s l'&#233;puisement total du corps. L'image, c'est celle, apr&#232;s la douleur, d'une plage de galets blancs, o&#249; je marche, enfant, les pieds glissants sur l'eau des galets, et comme apprenant &#224; marcher, mes premiers pas pos&#233;s sur le monde, la mer &#224; droite, et une falaise &#224; gauche, je tends les bras pour qu'on me soutienne, il n'y a personne. C'est le coda du r&#234;ve, r&#233;p&#233;titif, interminable, le corps malade qui avance, et que personne ne va relever, puisqu'au prochain pas, c'est s&#251;r, je vais tomber, mais je ne tombe pas encore, le r&#234;ve ne cesse pas de r&#233;p&#233;ter l'imminence de la chute, de l'appeler, de ne jamais l'ex&#233;cuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle d'attente, au fond, pr&#232;s de la fen&#234;tre, j'&#233;cris les derniers mots de l'attente, avant de rejoindre le r&#234;ve. C'est mon tour. Non, pas encore, il me reste quelques mots encore, &#224; arracher, de ce c&#244;t&#233;-ci de la vie, mais lesquels ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>anticipation #49 | virginit&#233;s</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipation-49-virginites</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipation-49-virginites</guid>
		<dc:date>2011-12-23T23:16:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_peurs</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_routes &amp; chemins</dc:subject>
		<dc:subject>_m&#233;moire &amp; souvenirs</dc:subject>
		<dc:subject>_joie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;reprise des hostilit&#233;s&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/" rel="directory"&gt;Anticipations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_peurs" rel="tag"&gt;_peurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_routes-chemins" rel="tag"&gt;_routes &amp; chemins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_memoire-souvenirs" rel="tag"&gt;_m&#233;moire &amp; souvenirs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_joie" rel="tag"&gt;_joie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton800.jpg?1324681936' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Reprise des hostilit&#233;s &#8211; le corps en sommeil se dresserait soudain dans le sursaut sans aucun souvenir d'aucun temps : aucune trace de r&#234;ve, et plus loin que le r&#234;ve, aucune trace de rien, aucune trace de trace avant ce r&#233;veil qui le trouve l&#224; nu, dans ces draps blancs, son corps pos&#233; et il ne sait pas o&#249;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une terreur qui n'a rien &#224; voir avec le r&#234;ve ; une paix qui n'a rien &#224; voir avec ce lieu. Il ne reste rien du r&#234;ve que le souvenir de s'&#234;tre r&#233;veill&#233; : et du lieu que ce lit blanc, o&#249; nu il se r&#233;veille comme au premier jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se toucherait le visage pour se souvenir de son nom. Il n'aurait pas de nom. Mais sa main s'arr&#234;terait sur son visage, irr&#233;futable lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'aurait pas non plus d'histoire : il n'aurait rien en lui qui pourrait marquer la trace d'un pass&#233;. Alors il se l&#232;verait dans le d&#233;but de cette histoire absolue sans rien conna&#238;tre de l'histoire que ce premier pas pos&#233; sur le sol froid de la chambre : et il apprendrait ainsi le froid ; dans le miroir, il apprendrait son visage comme un premier visage. Ainsi de suite pour son corps en entier, vierge de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il parlerait : le premier mot dirait le visage. Il s'&#233;tonnerait de le conna&#238;tre, de penser le visage et de dire le visage, et les l&#232;vres disant les l&#232;vres, et les cheveux : m&#234;me si reste ce myst&#232;re de la pr&#233;s&#233;ance : qu'est-ce qui pr&#233;c&#232;de l'un, du nom ou de l'objet nomm&#233; ? &#8211; mais le mot et l'objet se l&#232;vent tous deux &#224; travers le myst&#232;re dans sa parole au fond de la gorge, et c'est comme s'il avait appris avant de na&#238;tre toute cette syntaxe de la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi devant chaque mot assisterait-il &#224; leur invention : cela se ferait sans douleur ; la seule douleur concernerait le nom propre de ce corps, interrogeant le visage devant le miroir et essayant tous les mots possibles pour se reconna&#238;tre : &#233;chouant devant tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mille et une maisons de la ville, la m&#234;me c&#233;r&#233;monie : le m&#234;me premier pas, la m&#234;me virginit&#233; abyssale. Dans toute la ville, ils se l&#232;veraient tous de m&#234;me, se tiendraient quelques minutes devant le miroir avant de sortir au dehors, au plein milieu de la nuit, sans autre raison que cela : s'&#233;chapper du miroir qui ne renvoie que l'ignorance : une chose seulement &#233;tait s&#251;re : le sentiment qu'on avait &lt;i&gt;oubli&#233;&lt;/i&gt;, qu'il y avait quelque chose, en amont, d'inaccessible, mais d'oubli&#233; : car ce n'&#233;tait pas ainsi que les choses devaient &#234;tre, non, on le savait : l'oubli n'avait pas effac&#233; cela, que l'on avait oubli&#233; &lt;i&gt;quelque chose&lt;/i&gt; &#8211; mais quoi. Tout &#233;videmment. Restaient le corps, sa nudit&#233;, et le monde, qui commen&#231;ait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le creusement dans la conscience laissait voir son trou : comme un sarcophage vide. O&#249; le cadavre, o&#249; la cendre. Le sentiment de la mort demeurait partout. Mais on &#233;tait vivant. Alors, sortir du miroir, cela voulait dire : survivre &#224; son oubli, vivre sans amont &#8212; aller au dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous se l&#232;verait, dans ce milieu de la nuit blanche, et iraient marcher au hasard de cette ville soudainement pleine d'un d&#233;s&#339;uvrement sans violence, de terreur et de paix. Chacun d&#233;couvrirait cette ville remplie d'hommes et de femmes ainsi hagards et inconnus ; chacun avancerait ses bras vers l'autre comme devant son propre visage tout &#224; l'heure. On ne se reconnaissait pas, mais sans mot, on savait partager cette m&#234;me ignorance, cette m&#234;me virginit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la solitude infinie de l'esprit, ce partage suffisait pour tenir encore debout et ne pas s'effondrer sur le sol, le creuser avec ses ongles en s'arrachant la peau. Certains se jetaient sur le sol ainsi, creusaient le sol un peu, s'arrachaient la peau ; ils &#233;taient relev&#233;s par d'autres, sans mot toujours, pour cette seule raison, injustifiable, qu'on &#233;tait ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cet amour passeraient les derniers jours de ces hommes, avant que chacun peu &#224; peu s'inventent de nouveau des noms, et s'attribuent des r&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On oublia en retour la folie de ces amours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pourtant, parmi eux, rares, avaient le pressentiment que c'&#233;tait l&#224; un bien pr&#233;cieux, le plus pr&#233;cieux m&#234;me. Ceux-l&#224;, des enfants sans doute, dans cette joie nue des aurores, s'enfuirent quelque part vers le sud ; on ne les retrouva jamais.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>anticipation #17 | L'Effondrement</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipation-17-l-effondrement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/article/anticipation-17-l-effondrement</guid>
		<dc:date>2011-06-06T17:01:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le soir, ne reste plus qu'&#224; faire le compte, rien d'autre.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/anticipations/" rel="directory"&gt;Anticipations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_politiques-commune" rel="tag"&gt;_politiques &amp; commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-resistances" rel="tag"&gt;_&#233;critures &amp; r&#233;sistances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fantastique" rel="tag"&gt;_fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton648.jpg?1307379636' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Pour saluer l'ouverture du site &lt;a href=&#034;http://e-styx.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;e-styx&lt;/a&gt;, &#233;dition de textes fantastiques avec Publie.net, et ses premi&#232;res &lt;a href=&#034;http://e-styx.net/spip.php?article7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publications&lt;/a&gt;, je remonte ce texte dat&#233; de janvier 2009 et issu des nouvelles &lt;i&gt;Anticipations&lt;/i&gt; &#8212; nouvelle qui a &#233;t&#233; relay&#233;e sur le site de e-styx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article646&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Simple invitation&lt;/a&gt; &#224; aller se perdre dans le catalogue en cours, suivre les prochaines publications&#8230; &lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;big&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;#17 | Effondrement&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;/big&gt;
&lt;p&gt;Le soir, ne reste plus qu'&#224; faire le compte, rien d'autre. Toute la journ&#233;e avait pass&#233; dans un souffle panique, on en sortait comme apr&#232;s un mauvais r&#234;ve : persuad&#233; qu'on allait reprendre pied dans le r&#233;el, qu'on allait pouvoir continuer &#8212; mais rien ne continuait que ce cauchemar qui prenait la forme du monde, et comment s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souffle qui avait emport&#233; la journ&#233;e jusqu'&#224; l'&#233;parpiller autour de nous s'&#233;tait calm&#233; &#8212; mais ce calme vengeur nous paraissait plus terrible encore : demain, un autre jour sera pass&#233;, et la possibilit&#233; m&#234;me qu'il puisse y avoir un lendemain nous semblait si scandaleux, si douloureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les radios crachaient maintenant sans s'arr&#234;ter les nouvelles toujours en retard sur l'acc&#233;l&#233;ration incontr&#244;lable des &#233;v&#233;nements &#8212; les chiffres &#224; force de s'accumuler perdaient toute emprise ici et, en essayant vainement de nommer ce qui venait de se produire, cette avalanche de chiffres ne faisait que r&#233;p&#233;ter le s&#233;isme qui avait &#233;branl&#233; le monde tout le jour : r&#233;pliques absurdes et inutiles de l'impact premier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures d'urgence qui se prenaient le soir paraissaient d'embl&#233;e vaines &#8212; mais il fallait bien donner l'impression qu'on pouvait prendre le dessus, donner le change. Les bourses avaient tent&#233; de sauver les apparences en cl&#244;turant les s&#233;ances tr&#232;s t&#244;t &#8212; ce n'&#233;tait que trop tard ; rien n'aurait enray&#233; le processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des signes avant-coureurs avaient pu &#234;tre perceptibles dans les jours et les semaines auparavant, mais plusieurs crises avaient eu lieu d&#233;j&#224;, dans les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, et elles avaient toujours eu des proportions mesurables &#8212; on avait toujours su y faire face, et fini par prendre le dessus. Personne ne pensait alors que la crise &#233;tait l&#224; depuis toujours, et que c'est sa fin aujourd'hui qui allait tout achever avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quand au milieu de la matin&#233;e, les cours s'effondr&#232;rent rapidement, tous ensemble et presque simultan&#233;ment, on imagina le pire : une autre crise financi&#232;re, boursi&#232;re, qui allait peut-&#234;tre affecter les &#233;conomies mondiales. Un autre bouleversement, un de plus, et alors ? Mais l&#224; encore on se trompait. C'&#233;tait davantage que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble impossible de retracer l'encha&#238;nement logique et m&#233;canique des faits. Il suffira de dire que deux heures apr&#232;s midi, on pouvait voir dans le ciel des liasses de papier qu'on jetait depuis les bureaux au-dessus de nos t&#234;tes &#8212; et que quatre heures apr&#232;s, ce sont les corps qui se jetaient depuis ces m&#234;mes bureaux, et qu'on ne regardait plus tomber, tant chacun dans sa peur, dans son affolement d&#233;risoire, se d&#233;battait pour sauver ce qui pouvait l'&#234;tre &#8212; alors que d&#233;j&#224; plus rien ne valait plus rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, certains avan&#231;aient dans la soir&#233;e des solutions : la ruine qu'entra&#238;nait la ruine n'avait pas d'autres rem&#232;des qu'une ruine organis&#233;e, institutionnalis&#233;e, et afin qu'on puisse y faire face : accept&#233;e. Mais c'&#233;tait impossible, on le savait aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la nuit, les nouvelles continuaient &#224; se r&#233;pandre, et de proche en proche, l'effondrement toucha toutes les structures, toutes les parties du monde, jusqu'aux plus recul&#233;es, jusqu'aux plus prot&#233;g&#233;es. &#192; la commune crise qui frappait tout le monde r&#233;pondait un repli solitaire sur soi &#8212; et ce qui aurait pu rassembler chacun dans une communaut&#233; de malheur ne faisait que renvoyer au tous contre tous inalt&#233;rable des veill&#233;s d'armes avant l'assaut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On redoutait d&#233;j&#224; les affrontements futurs, entre ceux qui avaient peu et ceux qui avaient encore moins : une lutte se pr&#233;parait, bien s&#251;r, o&#249; personne n'aurait rien &#224; perdre. Mais le soir m&#234;me, il s'agissait surtout de faire le compte : litanie de chiffres que chacun r&#233;p&#233;tait pour soi sans trop y croire &#8212; amoncellement inimaginable de chiffres &#233;parpill&#233;es dans la journ&#233;e, r&#233;duits &#224; quelques lignes sur une feuille de papier, mais dont on venait de se rendre compte qu'ils avaient suffi jusqu'aujourd'hui &#224; tenir le monde droit &#8212; et souffl&#233;s comme ils l'avaient &#233;t&#233;, ils entra&#238;naient dans leur chute un basculement de quelque chose de plus grand que le monde : le raisonnement qui l'avait b&#226;ti sans doute, et qui &#233;tait d&#233;sormais introuvable ; la formule avait pu servir un temps, mais elle s'&#233;tait soudain trouv&#233;e obsol&#232;te, dans la minute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les chiffres s'effondraient sous d'autres chiffres, rien ne semblait arr&#234;ter la chute qui produisait elle-m&#234;me d'autres chutes sous d'autres chiffres &#233;croul&#233;s encore. Nous avions b&#226;ti notre monde sur du sable, et certains, de rage, de folie, commen&#231;aient &#224; l'avaler par poign&#233;es ; d'autres le recueillaient en silence et allaient le porter dans des bo&#238;tes ferm&#233;es, souvenirs du pass&#233; r&#233;volu &#8212; d'autres enfin se mirent &#224; le creuser pour chercher sous le meuble du sable un sol ferme qu'ils ne trouv&#232;rent jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout rev&#234;tait l'apparence d'une fable, d'une l&#233;gende : d'un mauvais r&#234;ve, oui. Mais le lendemain, on ne se r&#233;veillerait pas.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#224; suivre | e-styx, fictions fantastiques</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/a-suivre-e-styx-fictions-fantastiques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/a-suivre-e-styx-fictions-fantastiques</guid>
		<dc:date>2011-06-06T11:34:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_anticipations</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures num&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>_fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>_lir&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>_liens, br&#232;ves, annonces</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;e-styx : &#233;dition pour fictions fantastiques&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/" rel="directory"&gt;LIENS, BR&#200;VES, ANNONCES | DAZIBAO&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anticipations" rel="tag"&gt;_anticipations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-numeriques-56" rel="tag"&gt;_&#233;critures num&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fantastique" rel="tag"&gt;_fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lirecrire" rel="tag"&gt;_lir&#233;crire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_liens-breves-annonces" rel="tag"&gt;_liens, br&#232;ves, annonces&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton646.png?1307359994' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff646.png?1307360002&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ouverture par d'un site d&#233;di&#233; &#224; la diffusion et la promotion de fictions fantastiques &#8212;&lt;a href=&#034;http://e-styx.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;e-styx&lt;/a&gt; : la pr&#233;sentation sur le site de l'&#233;diteur :&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;e-styx est une maison d'&#233;dition ax&#233;e sur la science-fiction, l'anticipation et autres textes &#224; sensation directe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui n'emp&#234;che pas d'affronter lucidement le r&#233;el, faits divers, d&#233;chiffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e-styx est une structure d'&#233;dition ind&#233;pendante, fond&#233;e par Ruth Szafranski et Fran&#231;ois Bon, qui en co-assument la direction. Les textes sont publi&#233;s par l'entremise de publie.net [1], qui en assure la diffusion chez ses diff&#233;rents revendeurs (dont iTunes) via l'immateriel-fr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maquette graphique et couvertures : Gwen Catal&#224;.
&lt;br/&gt;Webmastering : Fran&#231;ois Bon / publie.net.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qu'il y a d'admirable dans le fantastique, c'est qu'il n'y a plus de fantastique : il n'y a que le r&#233;el. &#187; (Andr&#233; Breton) &#8212; litt&#233;rature essentielle qui approche le r&#233;el par sa pente la plus &#233;trang&#232;re, la part de terreur qui la d&#233;visage. M'a toujours int&#233;ress&#233; dans la science-fiction ce qui n'en &#233;tait pas : ces textes qui d&#233;raillent, crises d'&#233;pilepsie de la phrase ou du r&#233;cit qui se d&#233;porte soudain ailleurs : mais o&#249; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E-styx se propose justement de ne pas se restreindre au champ g&#233;n&#233;rique de la science fiction (genre en fait artificiellement construit pour le &lt;i&gt;l&#233;gitimer&lt;/i&gt;&#8230; &#8212; pas besoin du blanc-seing de l'universit&#233; pour lire &lt;i&gt;Thomas L'Obscur&lt;/i&gt; comme un texte &lt;i&gt;fantastique&lt;/i&gt;, aussi.) ; volont&#233; aussi de promouvoir des fictions et des textes critiques, pr&#233;sents ou pass&#233;s ; construction d'un catalogue en dialogue avec les grands textes de la tradition, et les &#233;critures en train de se faire.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Au catalogue &#224; ce jour :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des classiques du fantastique avec publie.net :
&lt;br /&gt;&#8212; Guy de Maupassant, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503991/la-peur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Peur,&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&#8212; Edgar Allan Poe, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504615/le-chat-noir&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chat noir&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Charles Nodier, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504479/infernaliana&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Infernaliana&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Charles Baudelaire, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504271/les-paradis-artificiels&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les paradis artificiels&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Balzac, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814500068/la-grande-bret%C3%A8che&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande Bret&#232;che&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'entreprise de retraduction de &lt;i&gt;Lovecraft&lt;/i&gt; par Ruth Szafranski :
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504547/horreur-%C3%A0-red-hook&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Horreur &#224; Red Hook&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503212/la-maison-maudite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La maison maudite&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503533/celui-qui-hante-la-nuit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celui qui hante la nuit&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503601/les-rats-dans-les-murs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les rats dans les murs&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503205/la-musique-d-erich-zann&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La musique d'Erich Zann&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503311/l-%C3%A9tranger&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tranger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des textes d'anticipation :
&lt;br /&gt;&#8212; g@rp, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504622/locked-in-syndrome&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Locked In Syndrome&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Olivier Le Deuff, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504639/print-brain-technology&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Print Brain Technology&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un collection &#171; r&#233;alit&#233;s &#187; :
&lt;br /&gt;&#8212; Antoine Boute, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814502680/brrr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Brrr...&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Jean-Fran&#231;ois Paillard, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503076/le-saviez-vous%C2%A0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le saviez-vous ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et des nouvelles :
&lt;br /&gt;&#8212; Fran&#231;ois Bon, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504554/john-doe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;John Doe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;E-Styx est diffus&#233; par Publie.net &#8212; d'autres continents explor&#233;s. &#171; Les inventions d'inconnu r&#233;clament des formes nouvelles &#187; : le pr&#233;sent s'invente &lt;a href=&#034;http://e-styx.net/spip.php?article7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;aussi l&#224;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
