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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Quand la nuit vient | La chambre #3</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_nuit</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>_joie &amp; douleur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;il dormait nu&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/quand-la-nuit-vient-un-recit/" rel="directory"&gt;Quand la nuit vient (un r&#233;cit)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_nuit" rel="tag"&gt;_nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_joie-douleur" rel="tag"&gt;_joie &amp; douleur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2367.jpg?1558343042' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2367.jpg?1558343048&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;c'est ce qui explique la nuit qu'on soit seul&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique142&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sommaire&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Il dormait nu. Dans sa chambre, il n'avait jamais froid : le chauffage pouss&#233; jusqu'&#224; l'&#233;touffement, les couvertures chaudes, l'&#233;paisseur des murs &#233;taient autant de protection contre ce qui dehors menace : ici, il pouvait &#234;tre nu, rien ne pouvait l'atteindre. Surtout, il y avait cette chambre lev&#233;e autour de lui et le toit au-dessus de sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il avait choisi cet appartement, c'&#233;tait &#224; cause de cela : au dernier &#233;tage, on n'entendait personne marcher au-dessus du plafond, il n'y avait que le ciel. &#192; tous les autres &#233;tages, il aurait eu la sensation du tombeau. C'&#233;tait aussi pour cette raison qu'il dormait nu ; dans les tombeaux, allong&#233;s, ils sont habill&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chaleur des appartements dessous montait jusqu'&#224; lui. Il n'y avait pas de vue. Il n'&#233;tait pas l&#224; pour la vue. En face, c'&#233;tait d'autres immeubles, les m&#234;mes que le sien, les m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois il voyait le type en face fumer sa cigarette &#224; heure fixe. Le soir, on ne remarquait qu'un point rouge. Mais quand il faisait nuit plus tard, dans la lumi&#232;re interminable de ces fins de journ&#233;e de juin, il croyait voir la couleur de ses yeux. Il &#233;vitait de les croiser, ce n'est jamais tr&#232;s agr&#233;able de se regarder &#224; distance dans ce miroir tendu au-dessus de la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir pourtant, le geste lui avait &#233;chapp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait assis &#224; son bureau et sans raison, il a tourn&#233; la t&#234;te : il l'a vu, le voisin, qui fumait de l'autre c&#244;t&#233; de la rue, au cinqui&#232;me &#233;tage &#224; sa fen&#234;tre, et le regardait, lui &#8211; mais peut-&#234;tre qu'il regardait seulement dans sa direction, comment savoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que le geste lui a &#233;chapp&#233;. Paume ouverte vers le voisin, sa main s'est lev&#233;e, et l&#233;g&#232;rement il l'a remu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voisin de l'autre c&#244;t&#233; de la rue, &#224; sa fen&#234;tre, a r&#233;pondu par un geste de la t&#234;te, unique. Lui est rest&#233; ainsi, quelques secondes, puis s'en est voulu terriblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait r&#233;sist&#233; jusqu'alors, et ce simple geste avait tout d&#233;truit, tout pour toujours. Le voisin aussi, peut-&#234;tre, avait pris mesure de l'irr&#233;parable : il avait disparu derri&#232;re ses rideaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors seul, lui &#233;tait rest&#233; l&#224;, seul, stupidement l&#224;, li&#233; &#224; l'autre dans sa solitude, l'autre dont il ignorait le nom et qui n'&#233;tait m&#234;me plus de l'autre c&#244;t&#233; de la rue pour partager cette solitude. Ce qu'il avait &#233;chang&#233;, il l'ignorait aussi. Peut-&#234;tre &#233;tait-ce la solitude de l'autre dont il sentait le poids d&#233;sormais que, seul, il se tenait l&#224;, sous la nuit qui ne tombait plus maintenant qu'elle &#233;tait l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre &#233;tait-ce la distance par-dessus la rue, ou &#233;tait-ce la nuit elle-m&#234;me qu'ils avaient partag&#233;e et qui entre ses doigts &#224; lui seul maintenant pesait de tout son poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul, il l'avait toujours &#233;t&#233;. Mais apr&#232;s ce soir-l&#224;, il &#233;prouverait cette solitude comme un reste, non plus comme un privil&#232;ge. Seul d&#233;sormais il regarderait la nuit et seul il comprendrait d&#233;sormais qu'elle &#233;tait ce qui tenait les choses ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est par des signes comme ceux-l&#224; qu'il savait qu'il appartenait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il avait eu envie d'une longue douche, br&#251;lante, plus br&#251;lante que la chambre, et aussi de dormir, vite.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Ville &#233;crite | Terminus Solitude</title>
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		<dc:date>2017-10-23T22:11:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Bernard-Marie Kolt&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
		<dc:subject>_La ville &#233;crite</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Dans la solitude des champs de coton&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;ligne quarante&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-ville-ecrite/" rel="directory"&gt;La ville &#233;crite&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_bernard-marie-koltes" rel="tag"&gt;_Bernard-Marie Kolt&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_dans-la-solitude-des-champs-de-coton" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Dans la solitude des champs de coton&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2029.jpg?1508796563' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Terminus : non, c'est le contraire &#8211; bus &#224; l'arr&#234;t et sans chauffeur, sans voyageur et sans fonction perdue, bus ici en attente, &#224; l'arr&#234;t. La direction ne fait pas de doute : c'est l&#224;-bas qu'on va, moi je marche plut&#244;t ici, levant les yeux sur le mot qui s'efface.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Alors ne me refusez pas de me dire l'objet, je vous en prie, de votre fi&#232;vre, de votre regard sur moi, la raison, de me la dire ; et s'il s'agit de ne point blesser votre dignit&#233;, eh bien, dites-la comme on la dit &#224; un arbre, ou face au mur d'une prison, ou dans la solitude d'un champ de coton dans lequel on se prom&#232;ne, nu, la nuit ; de me la dire sans m&#234;me me regarder.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_5737 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.29.57-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.29.57-2.jpg?1508796650' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce un mot, plut&#244;t un lieu : l&#224;-bas, solitude est un arr&#234;t aussi, la fin du trajet &#8211; et qu'on s'imagine descendre, r&#233;veill&#233; par les cris du chauffeur press&#233;, et d'un pas lourd, s'excuser un peu, sac sur l'&#233;paule regarder le bus partir, regardant autour de soi les immeubles en friche, ce n'est pas l&#224;, bien s&#251;r, on voulait s'arr&#234;ter bien avant, plusieurs stations avant, et il a fallu qu'on s'endorme, qu'on se retrouve ici, bien au-del&#224; du monde d&#233;sir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;pourtant, je sais, moi - bien que n&#233; de la m&#234;me mani&#232;re que vous -, que le sexe d'un homme, avec le temps qu'il passe &#224; attendre et &#224; oublier, &#224; rester assis dans la solitude, se d&#233;place doucement d'un lieu &#224; un autre, jamais cach&#233; en un endroit pr&#233;cis, mais visible l&#224; o&#249; on ne le cherche pas ;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_5734 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.00.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.00.jpg?1508795661' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'arr&#234;t, pr&#233;cis&#233;ment, conduit au Centre Social Saint Just La solitude. De Saint Just, j'imagine le visage, perdu dans ses pens&#233;es &#224; l'&#233;vocation du mot de la solitude, du centre, et du social &#8211; et des corps descendus ici &#224; cette ultime station.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;et qu'aucun sexe, pass&#233; le temps o&#249; l'homme a appris &#224; s'asseoir et &#224; se reposer tranquillement dans sa solitude, ne ressemble &#224; aucun autre sexe, pas plus qu'un sexe m&#226;le ne ressemble &#224; un sexe femelle ;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_5735 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.02.jpg?1508795661' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le mot appara&#238;t donc sept fois dans le texte : &lt;i&gt;Dans la solitude des champs de coton&lt;/i&gt; de B.-M. Kolt&#232;s dit sept fois le mot &#8211; hors son titre &#8211;, et sept fois tourne autour de la solitude pour la rompre et la disant, la traversant, s'acharnant &#224; terrasser le poids de terreur dans le mot, et appelant &#224; lui toute la terreur aussi, sa charge de beaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Moi, je n'ai pas de sentiment &#224; vous donner en retour ; de cette monnaie-l&#224;, je suis d&#233;pourvu, je n'ai pas pens&#233; &#224; en emporter avec moi, vous pouvez me fouiller. Alors, gardez votre main dans votre poche, gardez votre m&#232;re dans votre famille, gardez vos souvenirs pour votre solitude, c'est la moindre des choses.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_5736 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.03-1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.03-1.jpg?1508795661' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Solitude dans la ville : on ne l'est jamais, seul, et pourtant : c'est au milieu des foules qu'elle redouble, on le sait. Le type allong&#233; &#224; la sortie du parking, en travers de l'ascenseur - et tous on l'enjambe (ou alors accepter de voir la porte de l'ascenseur se fermer, descendre un &#233;tage, remonter par les escaliers : toute une strat&#233;gie d'&#233;vitement qui serait pire, peut-&#234;tre, que l'indigne geste d'enjamber l'homme endormi). On essaiera de lui dire un mot, &#171; monsieur ? &#187;,&#171; monsieur, tout va bien ? &#187; (comme s'il pouvait r&#233;pondre &#171; oui, je dors ici, tout va pour le mieux, &#233;videmment &#187;), et lui, il demandera dans un souffle rauque seulement qu'on le laisse dormir, s'il vous plait, et on l'enjambera. Solitude d'&#234;tre apr&#232;s ce moment, dans la ville, d'avoir d&#251; enjamber l'homme qui dort et dort encore peut-&#234;tre, ou qui, &#224; cette heure de la nuit, marche dans la nuit, seul.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, que nous sommes seuls, dans l'infinie solitude de cette heure et de ce lieu qui ne sont ni une heure ni un lieu d&#233;finissables, parce qu'il n'est pas de raison pour que je vous y rencontre ni de raison pour que vous m'y croisiez ni de raison pour la cordialit&#233; ni de chiffre raisonnable pour nous pr&#233;c&#233;der et qui nous donne un sens, soyons de simples, solitaires et orgueilleux z&#233;ros.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_5733 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.08.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-10-23_12.30.08.jpg?1508795319' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Solitude, le mot sur le bus. Et sur les images, le mot semble s'effacer. Image traitres, images indignes qui voudraient me montrer que la r&#233;alit&#233; elle aussi s'efface, que la solitude s'&#233;loigne &#224; mesure qu'on approche de ce moment o&#249; il faudra l'&#233;crire. Je regarde les images et je pense : solitude, la pens&#233;e est comme sa r&#233;alit&#233;, celle des cadavres seulement, et celle des arbres, celle des hommes qui dorment le jour en travers des ascenseurs dans les parkings publics.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Venez avec moi ; cherchons du monde, car la solitude nous fatigue.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>d&#232;s longtemps d&#233;vor&#233;e, la rose (et le tas de cendre)</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/des-longtemps-devoree-la-rose-et-le-tas-de-cendre</link>
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		<dc:date>2013-06-10T20:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>_cendres</dc:subject>
		<dc:subject>_d&#233;s&#339;uvrement</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;O la poudre des saules qu'une aile secoue ! Les roses des roseaux d&#232;s longtemps d&#233;vor&#233;es ! Mon canot, toujours fixe, et sa cha&#238;ne tir&#233;e Au fond de cet &#339;il d'eau sans borne &#8212; &#224; quelle boue ! La terre d'orage avant l'orage dans le ciel, je pourrais la regarder toute la vie, en faire ma t&#226;che de chaque jour : chercher les endroits du monde o&#249; l'orage va tomber, c'est un m&#233;tier que je veux bien accepter pour &#234;tre vivant, et apprendre &#224; savoir quand cela va &#233;clater, o&#249; la foudre en premier va (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_cendres" rel="tag"&gt;_cendres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_desoeuvrement" rel="tag"&gt;_d&#233;s&#339;uvrement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2350 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2013-06-03_12-17-18.jpg?1370781420' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe scrolling=&#034;no&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowTransparency=&#034;true&#034; src=&#034;http://www.deezer.com/fr/plugins/player?autoplay=false&amp;playlist=false&amp;width=700&amp;height=80&amp;cover=true&amp;type=tracks&amp;id=2717565&amp;title=&amp;app_id=undefined&#034; width=&#034;700&#034; height=&#034;80&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
O la poudre des saules qu'une aile secoue !
&lt;br/&gt;Les roses des roseaux d&#232;s longtemps d&#233;vor&#233;es !
&lt;br/&gt;Mon canot, toujours fixe, et sa cha&#238;ne tir&#233;e
&lt;br/&gt;Au fond de cet &#339;il d'eau sans borne &#8212; &#224; quelle boue !&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La terre d'orage avant l'orage dans le ciel, je pourrais la regarder toute la vie, en faire ma t&#226;che de chaque jour : chercher les endroits du monde o&#249; l'orage va tomber, c'est un m&#233;tier que je veux bien accepter pour &#234;tre vivant, et apprendre &#224; savoir quand cela va &#233;clater, o&#249; la foudre en premier va tomber, o&#249; le bruit va se r&#233;pandre (l'enfant m'a bien expliqu&#233; : d'abord la foudre, ensuite le tonnerre), et o&#249; le feu : je serai l&#224;, je serai l&#224;, ce sera le seul endroit o&#249; je serai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la fen&#234;tre derri&#232;re les rideaux rouges ce soir, il faut me pencher pour regarder l'orage, c'est entre deux immeubles, la lumi&#232;re noire qui est si loin, moi je tends les bras, je regarde de tous mes yeux, et je ne vois rien : tout est d&#233;j&#224; pass&#233;, tout n'est pas encore l&#224; (c'est comme dans les trains, quand je veux prendre une photo de l'horizon, toujours les arbres surgissent, et quand je le repose, les arbres s'affaissent et me laissent voir : le jeu cruel), je ne suis pas l&#224; o&#249; la lumi&#232;re noire na&#238;t et meurt, toujours l&#224; o&#249; je peux la voir s'&#233;loigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier soir, tard, marcher rue Tolbiac : ce tas de v&#234;tements, de peaux mortes de meubles, la noirceur plus noire encore que la lumi&#232;re de cette nuit : un incendie, et on aura rassembl&#233; les choses mortes de suie ici, &#224; m&#234;me le trottoir. L'image est belle, de cendres, de cette vie qui passe, et dont je ne peux voir que ce qui lui a succ&#233;d&#233; : je r&#234;ve fort de flammes et j'aspire tant au feu, moi qui ne marche que sur les braises froides. J'ai regard&#233; longtemps le tas noir, avant de partir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2351 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2013-06-05_00-01-29.jpg?1370782004' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le fleuve continue de passer (dans l'&#233;loignement)</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/le-fleuve-continue-de-passer-dans-l-eloignement</link>
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		<dc:date>2013-02-10T19:59:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_voix</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;et derri&#232;re l'&#233;glise saint-nicolas, ou est-ce le temple (les masques de th&#233;&#226;tre, ce matin-l&#224;) : strasbourg de l'autre c&#244;t&#233; de l'Ill, moi de part &amp; d'autre de ce pass&#233; et de son devenir (les voix passent encore en moi et s'&#233;loignent)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_voix" rel="tag"&gt;_voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_1970 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/711558_10151296081432106_1146765349_n-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/711558_10151296081432106_1146765349_n-2.jpg?1360525949' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;et derri&#232;re l'&#233;glise saint-nicolas, ou est-ce le temple (les masques de th&#233;&#226;tre, ce matin-l&#224;) : strasbourg de l'autre c&#244;t&#233; de l'Ill, moi de part &amp; d'autre de ce pass&#233; et de son devenir (les voix passent encore en moi et s'&#233;loignent)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1971 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/730487_10151296080652106_1099971855_n-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/730487_10151296080652106_1099971855_n-2.jpg?1360525967' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>d'en finir avec ces rues (et quelles ombres maintenant)</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/d-en-finir-avec-ces-rues-et-quelles-ombres-maintenant</link>
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		<dc:date>2013-02-07T23:54:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_deuil</dc:subject>
		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_vies des morts</dc:subject>
		<dc:subject>_joie</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>_en finir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;la soif de partir, la col&#232;re de n'&#234;tre pas ailleurs, la faim des routes aval&#233;es pour en finir avec elles &lt;br class='autobr' /&gt;
Se dire : ce n'est qu'une mani&#232;re comme une autre d'en finir avec les rues pr&#232;s de Saint-Lazare par exemple, ou des quais de Rivoli, et plus loin de la Meuse aussi &#8212; peut-&#234;tre que certaines voix int&#233;rieures se taisent soudain quand on les entend, l&#226;ch&#233;es par d'autres. Se dire, ce n'est pas grave, c'est moins qu'une vie, si ce n'est pas la mienne tant pis, ce n'est rien &#8212; je dirai (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_deuil" rel="tag"&gt;_deuil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_joie" rel="tag"&gt;_joie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1965 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2013-02-06_20-05-40.jpg?1360281242' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;la soif de partir, la col&#232;re de n'&#234;tre pas ailleurs, la faim des routes aval&#233;es pour en finir avec elles&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Se dire : ce n'est qu'une mani&#232;re comme une autre d'en finir avec les rues pr&#232;s de Saint-Lazare par exemple, ou des quais de Rivoli, et plus loin de la Meuse aussi &#8212; peut-&#234;tre que certaines voix int&#233;rieures se taisent soudain quand on les entend, l&#226;ch&#233;es par d'autres. Se dire, ce n'est pas grave, c'est moins qu'une vie, si ce n'est pas la mienne tant pis, ce n'est rien &#8212; je dirai seulement : c'est la mani&#232;re que j'avais trouv&#233;e d'en finir ; puis, comme il en faut trouver une chaque soir, quelle diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se dire, demain j'irai faire un tour pr&#232;s des quais, ces quais-l&#224; que je n'ai jamais vus que dans certains r&#234;ves, ceux-l&#224; qui recommenceront tout (peut-&#234;tre rien). Se dire il y a d'autres courants, et sans doute l&#224; d'autres corps qui tombent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la semaine, d'un m&#233;tro &#224; l'autre sans m'arr&#234;ter, c'est comme si chaque heure en retard avait sa t&#226;che de me mettre en retard, et moi qui cours, qui ne sais rien faire que cela, &#234;tre en retard, marcher pour rejoindre une ombre qui glisse d&#233;j&#224; sous le mur, s'&#233;loigne. C'est cette image : quand on marche dans nos villes, avec ces lampadaires align&#233;s &#224; espace fixe, l'ombre est sur le sol d'abord devant, puis on vient marcher sur elle &#8212; alors la faire glisser sous le pas avant qu'elle coulisse derri&#232;re ; enfin quand on la d&#233;passe c'est l&#224; qu'elle revient, devant nous. Ces jeux de lumi&#232;res la nuit m'ont toujours terrifi&#233;, ces secrets que je n'ai jamais compris, les symboles quand ils jouent avec nos ombres. Ce soir peut-&#234;tre, je vois mieux (je ne comprends pas mieux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier, d&#233;poser mon ombre dans un coin de ce th&#233;&#226;tre ; derri&#232;re, les actrices r&#233;p&#232;tent (ce mot tout aussi terrifiant et secret : &lt;i&gt;r&#233;p&#233;ter&lt;/i&gt; ce qui n'a pas encore eu lieu : la perversion superbe du th&#233;&#226;tre). Je m'approche du mur, je suis l&#224;. Je pourrais dire des mots, ils viendront &#224; moi tranquillement, je pourrais les dire aussi plein de col&#232;re, ou de peur, ils viendront aussi, le mur est devant moi, docile, qui me les renverrait. Mais non, c'est le silence que je tiens plus qu'&#224; cette vie, pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, c'est d'entendre mes ombres qui me tient lieu de silence. Quand on &#233;crit, le th&#233;&#226;tre surtout, c'est dans la menace qu'on aura pr&#233;f&#233;r&#233; se dire plut&#244;t que de dire le corps de celui qu'on aura fait se dresser &#224; notre place dans notre silence. Demain, c'est tout cela, qui est rien, &#233;videmment ; juste en finir avec quelques mois d'une vie arrach&#233;s sur un mur comme celui-ci, celui contre lequel l'&#233;cran ce soir est pos&#233;, qui me fait face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'autres vies maintenant, d'autres rues sous d'autres lumi&#232;res ; ceux-l&#224; importent ; des quais qui ne dorment pas vraiment ; il y a des renouements ; il y a d'autres morts &#224; ex&#233;cuter : les tombeaux qui nous peuplent, la joie d'en finir. De recommencer les murs, c'est cela qui prend la place ; et les ombres sur eux, de recommencer &#224; se dire : quelles vies de quels corps rejoindre &lt;i&gt;maintenant&lt;/i&gt;, sur quelles ombres de nouveau marcher ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1966 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2013-02-06_20-05-52.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2013-02-06_20-05-52.jpg?1360281248' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Tombeaux sont appel&#233; des solitudes | Mise en voix au Th&#233;&#226;tre National de Strasbourg</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/dramaturgies-scenes-travaux/scenes-ecrire-plateau/2011-2012-les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes/article/les-tombeaux-sont-appele-des-solitudes-mise-en-voix-au-theatre-national-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/dramaturgies-scenes-travaux/scenes-ecrire-plateau/2011-2012-les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes/article/les-tombeaux-sont-appele-des-solitudes-mise-en-voix-au-theatre-national-de</guid>
		<dc:date>2013-01-11T13:04:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Lecture publique par les com&#233;diens du TNS&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;8 f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/dramaturgies-scenes-travaux/scenes-ecrire-plateau/2011-2012-les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes/" rel="directory"&gt;2011-2012 | Les Tombeaux sont appel&#233;s des Solitudes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton989.jpg?1495392192' class='spip_logo spip_logo_right' width='95' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce vendredi 8 f&#233;vrier 2013, au Th&#233;&#226;tre National de Strasbourg, a eu lieu une lecture par les com&#233;diens du TNS des &lt;i&gt;Tombeaux sont appel&#233;s des Solitudes&lt;/i&gt; &#8212; Muriel In&#232;s Amat, Fred Cacheux, Antoine Hamel, C&#233;cile P&#233;ricone et Andr&#233; Pomarat &#8212; mise en voix par Fanny Mentr&#233;, qui a accueilli ce texte dans le cadre du comit&#233; de lecture qu'elle dirige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arnaudmaisetti.net/son/Les%20Tombeaux%20sont%20appel&#233;s%20des%20solitudes.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ici, l'enregistrement de cette lecture.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Tombeaux&#8230; | Pr&#233;sentation</title>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/dramaturgies-scenes-travaux/scenes-ecrire-plateau/2011-2012-les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes/article/les-tombeaux-presentation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.arnaudmaisetti.net/spip/dramaturgies-scenes-travaux/scenes-ecrire-plateau/2011-2012-les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes/article/les-tombeaux-presentation</guid>
		<dc:date>2012-12-27T21:17:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_raconter bien</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_TNS</dc:subject>
		<dc:subject>_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pr&#233;sentation de la pi&#232;ce pour le TNS&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/dramaturgies-scenes-travaux/scenes-ecrire-plateau/2011-2012-les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes/" rel="directory"&gt;2011-2012 | Les Tombeaux sont appel&#233;s des Solitudes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_raconter-bien" rel="tag"&gt;_raconter bien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_tns" rel="tag"&gt;_TNS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.arnaudmaisetti.net/spip/mot/_les-tombeaux-sont-appeles-des-solitudes" rel="tag"&gt;_&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des solitudes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton965.jpg?1356643022' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;i&gt;Les Tombeaux sont appel&#233;s des Solitudes&lt;/i&gt;, th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;Lecture publique au Th&#233;&#226;tre National de Strasbourg au printemps 2013.
&lt;br/&gt;Pr&#233;sentation de la pi&#232;ce&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est un terrain vague comme on en trouve &#224; la sortie des villes. Il y a le bruit du fleuve, l'ombre d'un arbre mort depuis si longtemps, et le vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme est l&#224;, seul, qui attend. C'est l'Exacteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a tant de raisons de venir ici. On s'est perdu, ou on cherche &#224; fuir, on voudrait retrouver le lieu de l'enfance, ou simplement par hasard, par fatalit&#233;, parce qu'il y a des trous dans le ciel et qu'un peu de lumi&#232;re se fait ici plus qu'ailleurs ; ou en raison de la forme de cet arbre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir l&#224;, cinq viendront. Il y a ce couple, &#233;gar&#233;, en retard, ils demandent le chemin ; il y a ce vieillard, en qu&#234;te de ce qu'il a perdu jadis ici ; il y a ce tr&#232;s jeune homme qu'on traque, et cette jeune fille, sid&#233;rante de beaut&#233;, qu'il a prise en chemin &#8212; et l&#224; o&#249; ils viennent tous, il y a cet homme seul qui sait le secret du lieu, demande le prix du passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et toujours l'ombre de l'arbre, le vent qui fait venir le bruit du fleuve plus loin, avec ce cri parfois des voix de plus loin encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un seul soir, qui n'a pas de dur&#233;e ; c'est un lieu qui prend la forme des pas et de la peur quand on vient les poser l&#224; ; c'est l'Exacteur, l'homme qui attend, prononce les paroles d'un rite &#233;trange, disparu, inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Et dans ce soir-l&#224;, ballet des corps tournoyant aupr&#232;s du centre fuyant du lieu o&#249; viennent s'accomplir toutes les vies, s'abolir une part de l'&#233;nigme de chacun, ce qu'on dit recouvre un d&#233;sir plus grand : celui qui dirait combien est insuffisante la vie, et incomplet l'espace que recouvrent nos pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue pourrait tenir au lieu m&#234;me du nom o&#249; les corps vont et viennent : une solitude. Il y a la question que l'Exacteur ne posera jamais, et &#224; laquelle ils doivent r&#233;pondre. Il y a le mot qui pourrait les d&#233;livrer, et qu'ils refusent pourtant de donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le refus, le cri des voix derri&#232;re. Le vent dans les branches mortes, ou la chevelure de la jeune fille, le sang coul&#233; de tous. L&#224; tous se tiennent devant le centre vide de leurs vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un tombeau : non pas l'hommage aux morts, mais la force de ceux qui, pench&#233;s au-dessus des corps, l&#232;vent la voix, montrent leur visage, s'appellent par leur nom, et disent : notre monde est de l'autre c&#244;t&#233; du fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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