Le dehors est en bloc. Je suis là-dedans et je cherche fissures. Il est très difficile d’en sortir. Par exemple, il y a le goût de poussière de tous ces légumes en boîte. Il y a la poussière le soir dans les rues et le plaisir à voir les premières fenêtres s’allumer sur les collines, qui paraissent extrêmement proches. Il y a la nuit et les roses aux jardins de Babur - le souvenir de ceux d’Ibn Battuta, j’ai compris physiquement pourquoi il est si important pour lui de les évoquer à chaque (…)
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_histoires & Histoire
Articles
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Par où on s’évase_
Louis Imbert
4 juin 2010, par arnaud maïsetti -
le temps propre (anachronisme parfait de Saint-Just)
7 novembre 2013, par arnaud maïsettiQue le temps n’existe pas – c’est ce que j’apprends ce soir en écoutant le type, attendant l’explication qu’il repoussera sans cesse, disant qu’il n’a pas le temps, que c’est trop compliqué : alors je reste là, dans ce début de la nuit déjà bien épuisée, et avec elle tout aussi épuisé, attendant que le temps qui n’existe pas m’emporte, comme un croyant sur les ruines d’un temple qui prierait le cadavre d’un dieu qu’il avait bâti de toutes pièces, et que les ennemis venus de l’autre côté de (…)
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Pecha Kucha | Saint-Just, Vingt fois la terreur (le texte)
20 novembre 2012, par arnaud maïsettitexte et images
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le sommeil d’amour dure encore
21 juin 2020, par arnaud maïsetti21 juin
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contre-histoire
14 février 2010, par arnaud maïsettiRien n’est à toi, dit la chanson que j’écoute, volume au plus haut pour qu’aucune note ne m’échappe, ni le souffle de l’air autour, et les silences qui font tenir haut la voix du type qui crache ses mots comme si ne pas les dire ferait s’effondrer le monde ; et comme je suis là, dans la pièce chaude, entouré de cela, la nécessité de l’histoire ce soir, l’urgence de la prolonger.
Rien n’est à toi, c’est juste l’histoire du monde ; aux salariés de cette usine, disent les informations, on (…) -
Les villes qui n’existent pas | Troie
27 août 2017, par arnaud maïsettil’Histoire et son Poème
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Krzysztof Warlikowski | Libérer les peurs, politique de l’exorcisme
2 août 2013, par arnaud maïsettiKabaret Warszawski, mise en scène de Krzysztof Warlikowski [Avignon In, La Fabrika] – juillet 2013
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ces autres manières de vivre
10 mars 2017, par arnaud maïsetti10 mars
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Saint-Just, Pour en finir avec la terreur
20 mars 2016, par arnaud maïsettile Bonheur possible
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Les villes qui n’existent pas | Tombouctou
23 septembre 2017, par arnaud maïsettila terre, l’or, la boue et la cendre
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le déguerpissement, et la fuite amoureuse des morts
30 octobre 2019, par arnaud maïsetti30 octobre 2019
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Rimbaud, une vie | Naissances. Au nom du père, et du fils
6 août 2016, par arnaud maïsettiChapitre II
La dette et la fuite -
Michel Slomka | Sinjar, Naissance des fantômes
1er octobre 2017, par arnaud maïsettil’histoire des peuples qui nous hantent
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dans ces jours d’ignorance
18 août 2016, par arnaud maïsetti18 août
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Nadia Tueni | « Crois-tu que la terre s’habitue à tourner ? »
3 décembre 2013, par arnaud maïsettic’est le bruit du jour sur le pavé
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100 monuments 100 écrivains | « Tout ce qui ne se voit pas »
20 décembre 2009, par arnaud maïsettiaux éditions du Patrimoine
décembre 2009 -
qui vive
29 décembre 2016, par arnaud maïsetti28 décembre : leçon du Petit Labyrinthe
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Ossip Mandelstam | « Acquérir une langue »
17 février 2014, par arnaud maïsettile bégaiement de la naissance
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frontières ; aubes
12 avril 2010, par arnaud maïsettiMoments de respiration avant de nouveau. Passer quelques jours où lire seulement, parce que — et prendre note sur feuilles volantes des plans de bataille pour les prochaines semaines : pensées à Grouchy, à Blücher, prince de Wahlstat : aux retards toujours sur le compte juste des heures qui font pencher le sort des victoires.
C’est il y a deux jours que ma montre, arrêtée depuis un mois (mais montre que je continue de porter peut-être moins par habitude que par superstition) s’est remise (…) -
au milieu des ruines
25 mars 2016, par arnaud maïsettiLes jours tombent de plus en plus lourdement dans le fracas des armes. On est au milieu, on passe entre eux comme on enjambe des ruines ou des corps. Les gares et les aéroports, les métros ou les rues sont le décor des catastrophes : au lieu des départs, des circulations et des passages, dans le cœur des villes, on dresse des hôpitaux de campagne, sirènes hurlantes et pas seulement le premier mercredi du mois.
Et puis, dans la vague répétition des horreurs, le sentiment d’une habitude (…)
