Chambéry | « par ces gardiens »
9 mai 2013


De gueules à la croix d’argent cantonnée en chef à dextre d’une étoile d’or.

De la soif mais rien pour la contenir

De la nuit tombée plus tôt derrière la neige

Des façades lépreuses, de poussière

Des rues vides, en attente d’histoires

Des places, sans lieu

Des manèges

Des inconnus devant soi, la suie des écritures

Des marches qui conduisent à des portes qui ouvrent sur des grilles qui donnent sur des cours qui

Des vues d’ici qui ne donnent vue sur rien

Des tentations de se retourner (elle est partie)

Des sommets qu’on ne voit que quand on a l’image devant soi (la neige n’y est pas)

Des places le lendemain, qui ne sont pas là

Des oiseaux sans vent

Des œuvres inachevées de Kafka, sous les énigmes

Du vent, sans oiseau

Des statues qui attendent, quoi

Des autorisations, non

Des heures qui passent


arnaud maïsetti - 9 mai 2013

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