Le paysage était traîné sur des heures — derrière lui, il tirait le monde entier en ligne droite, horizontale, parallèle à l’avancée du train. Le front aux vitres comme les veilleurs de chagrin : mais ce qu’on veillait, c’était la longue plainte de cette ligne-là : l’horizon qu’on ne rejoignait jamais puisqu’on ne ferait que le longer à l’infini.
C’était le long défilé des terres et les bâtiments qu’on croisait l’espace d’une seconde ; espace qui finissait par les avaler la seconde (…)
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_Fiction
Articles
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anticipation #30 | le train
3 juillet 2009, par arnaud maïsetti -
anticipation #41 | ne pas détruire
23 août 2010, par arnaud maïsettiIl n’y a pas de « catastrophe environnemental » Il y a cette catastrophe qu’est l’environnement. L’environnement, c’est ce qu’il reste à l’homme quand il a tout perdu. […] Il n’y a que nous pour assister à notre propre anéantissement comme s’il s’agissait d’un simple changement d’atmosphère. Pour s’indigner des dernières avancées du désastre, et en dresser patiemment l’encyclopédie. […] Tant qu’il y aura l’Homme et l’Environnement, il y aura la police entre eux. Comité invisible, (…)
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La Ville écrite | Une certaine idée de la France
26 mars 2017, par arnaud maïsettipas la nôtre
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Hurlements en faveur de soi [# 3]
5 janvier 2012, par arnaud maïsettiTrente variations : pluie ; rat ; ville
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Autoportrait à la transparence des corps
3 mai 2013, par arnaud maïsetticontours
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Affrontements | publie.net
8 décembre 2012, par arnaud maïsettiRécit numérique
Éditions Publie.net
décembre 2012 -
[ phrases ] #3 — rêves de cendre
8 octobre 2011, par arnaud maïsettiÀ chaque carte retournée : toujours l’envers — le tarot ne ment pas, surtout quand il est divinatoire ; je suis seul dans ma chambre – je ne la connais pas, ne l’ai jamais vue, sûr cependant que c’est la mienne : il n’y a aucune photo, ni fenêtre, ni bureau, un seul lit minuscule, et une lumière qui vient du plafond haut : oui, c’est bien ma chambre –, et je tire les cartes, je sais la question que je leur pose (mais je l’ai oubliée au réveil), et les quatre cartes sont posées devant moi, (…)
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anticipation #33 | les prisons
22 avril 2010, par arnaud maïsettiLu (et plutôt vu) ce matin, terrifié, cette vidéo sur la Prison Valley, à Canon City, Colorado..
Si je remonte ce texte écrit à l’automne, c’est une manière d’y répondre : répondre aussi de ce mouvement qui m’a fait écrire ces textes — moins pour inventer des histoires que pour essayer de les rejoindre.
La fin du monde, en avançant, disait-il — oui mais en avançant, on ferait le tour du mur avant de se retrouver devant le même mur ; et pourtant nous-mêmes, oui, on s’en serait sans doute (…) -
Quand la nuit vient | La chambre #3
20 mai 2019, par arnaud maïsettiil dormait nu
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La Ville écrite | eau feu et quarante-neuf trois
19 juin 2016, par arnaud maïsettiquarante-neuf trois
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Rimbaud, une vie | Roche. Terre d’ancêtres
13 août 2016, par arnaud maïsettiChapitre IV
Roche est un immense trou -
Aubes | XIII. (Le théâtre est vide)
9 mars 2014, par arnaud maïsettitreizième chapitre
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Rimbaud, une vie | Délires. Suites et fin
10 novembre, par arnaud maïsettiChapitre I
Rêves et agonies -
adresse #7 | à ton ombre
23 juillet 2010, par arnaud maïsetti« Ton ombre devant moi s’est étalée toute »
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anticipation #49 | virginités
24 décembre 2011, par arnaud maïsettireprise des hostilités
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[ phrases ] #7 — rêves de draps défaits
26 février 2012, par arnaud maïsettiC’est une ville banche et grise
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Saint-Just, une performance | retour de lecture
29 mars 2014, par arnaud maïsettisauter dans le vide
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Pecha Kucha | Saint-Just, Vingt fois la terreur (le texte)
20 novembre 2012, par arnaud maïsettitexte et images
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(au pied de la ville)
6 janvier 2012, par arnaud maïsettiAu pied de la ville, son ombre portée jusqu’à moi
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Rimbaud, une vie | Prologue. L’inavouable désir
4 août 2016, par arnaud maïsettiPrologue. L’inavouable désir
Et l’impossible tâche
