Riptide (Laura Veirs, ’Carbon Glacier’, 2004)
Ors sui, et ordoiez doit aler en ordure : Ordement ai ouvré, ce set cil qui or dure Et qui toz jors durra : s’en aurai la mort dure. Maufez, com m’avez mors de mauvese morsure !
Rutebeuf, Le Miracle de Théophile
Aussi loin du bord que du large, sans aucune proximité avec rien, ainsi exsangue de mer jusqu’à cette soif et du bord et du large, contradictoire et permanente ; les bouées autour flottent sur la boue, cette vase humide et (…)
Accueil > Mots-clés > _Écrire > _la mer, toujours recommencée
_la mer, toujours recommencée
Articles
-
nouvelles du jusant
10 novembre 2010, par arnaud maïsetti -
rien plutôt que quelque chose
15 janvier 2020, par arnaud maïsetti15 janvier 2020
-
vivre comme on y est obligé
3 mai 2020, par arnaud maïsetti3 mai 2020
-
Respiration #7 | là-bas
19 avril 2020, par arnaud maïsettiMarseille, Grand-Large
-
je me suis senti revêtu d’une cuirasse
30 avril 2020, par arnaud maïsetti30 avril 2020
-
Nuit et Jour, ZeigtGeist | Du désir des mondes (les cartes anciennes) #4
13 mars 2016, par arnaud maïsettiFlorence, le Palazzo Vecchio
-
solstice intérieur
22 décembre 2011, par arnaud maïsettiToi que la nuit constellée enfante en s’éteignant,
Au jour le plus court, moi terrassé de la ville, jette un dernier regard au dernier jour éclairé en moi du temps passé à l’épuiser – toujours au solstice d’hiver cette sensation en moi : rétraction de toutes choses au dedans du corps qui signe la concentration extrême du temps : chaque seconde éprouvée en son entier, oh si rare cette sensation, et de douleur, l’épuisement du temps, briser le sablier découlé accéléré comme si la peau était (…) -
Respiration #0 | à présent
7 mai 2017, par arnaud maïsettiMarseille, Bain des Dames
-
sur la ligne de crête
5 octobre 2018, par arnaud maïsetti5 octobre 2018
-
après l’épuisement
21 septembre 2015, par arnaud maïsettiJe m’enfoncerai dans la brume, comme un homme étranger à tout, îlot humain détaché du rêve de la mer, navire doté de trop d’être, à fleur d’eau de tout.
Pessoa, Livre de l’Intranquillité, Fragments 86 Au-delà de l’épuisement, quand dormir est impossible, ce ne peut-être que le sentiment du monde, entier, trouble, précis, insaisissable. Et se tenir comme au pied d’une falaise et avoir peur de tomber.
Devant la brume, toujours éprouvé la sensation d’une allégorie scellée. Quelque chose va (…) -
La Pointe Rouge | la course furieuse des chevaux
18 avril 2019, par arnaud maïsettinu dans la mer
-
des portes sans battants
5 janvier 2019, par arnaud maïsettiDimension qui distend, qui augmente, qui en largeur s’étend, m’étend. Qu’est-ce qui arrive, qui dérive, musique qui me bague, qui me baigne. La tête pleine d’aubes, j’avance poussant des portes sans battants.
Plus de lassitude. Arc-en-ciel de merveilles. C’es si beau le renouveau : le matin pense de partout. Est-ce possible ? Est-ce vrai ? Le mal, l’inquiétant, l’interminable mal, une nappe, une invisible nappe l’a fait disparaître.
Félicité ! Je n’ai plus à descendre. Arrivée, une (…) -
à l’inespéré
6 septembre 2017, par arnaud maïsetti6 septembre 2017
-
Marseille | Ce toit tranquille (entre les tombes)
16 février 2014, par arnaud maïsettihiver 14
de la friche, la mer, la ville, la montagne -
Dominique A & E. Daho | En surface
26 décembre 2013, par arnaud maïsettiet en profondeur
-
le centre vide de la ville (il y a beaucoup de ciel)
14 novembre 2013, par arnaud maïsettiIl y a beaucoup de mer. Phrase de marin pour dire (je ne sais pas vraiment, j’imagine : une mer formée, avec des creux, des trous, des murs d’eaux soudain qui viennent s’abattre comme des oiseaux morts, des corps de plein désir) — et chaque matin, c’est cette phrase qui me vient pour dire (je ne sais pas vraiment, il y a tant de ciel, comme dire que)
Pour aller vers la ville, et en sortir, passage obligé par la Rotonde — en faire le tour comme d’une centrifugeuse : mais au lieu de prendre (…) -
et exister et mourir
20 janvier 2019, par arnaud maïsetti20 janvier 2019
-
Marseille | sud, sud-ouest
28 janvier 2016, par arnaud maïsettiface à l’île Maire (et à tout ce qui m’entoure)
-
Naná Vasconcelos | Battre les eaux
11 mars 2016, par arnaud maïsettimort du percussionniste des vagues
-
infusez davantage
22 avril 2019, par arnaud maïsetti25 avril 2019
