La ville écrite | la vie est partie
11 février 2019



Tout est toujours à sa place : le vieux monde, derrière-toi, qui te mord la nuque, les talons, te fait les poches et pose la main sur ton épaule pour te demander les papiers (tu ne les as jamais) ; & devant-toi, la vie, au large, pleine, possible : d’ici où tu la regardes, elle ressemble à ce mélange entre un lac maya, Babylone, Prague et la nuit, avec beaucoup de musique et du temps, avec des visages (des visages !), et des corps sidérants, des cris d’enfants qui savent et de vieillards qui n’oublient pas, des serments et toi.

Tout est à sa place : toi tu cours, tu cours, tu vas bien finir par rejoindre, d’ailleurs c’est ce que tu fais : tu rejoins.

arnaud maïsetti - 11 février 2019

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