Anyone and Everyone (Lhasa De Sela, ’Lhasa’, 2009)
Kafka nous parle d’un vieux marchand qui ne se soulevait plus qu’en rassemblant toutes ses forces. C’est la nuit. « Diable, crie-t-il, sauve-moi de l’environnement des ténèbres. » On frappe sourdement à la porte. « Vous, tout le dehors, entrez, entrez ! »
L’écrivain d’aujourd’hui, ce vieux marchand sans forces, jadis l’homme des échanges et du commerce heureux, est celui qui, pour se délivrer de la nuit, ne peut en appeler qu’à la (…)
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_villes
Articles
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anyone
14 février 2011, par arnaud maïsetti -
la figure de chimères [2]
23 juillet 2010, par arnaud maïsetti12 photographies de gargouilles (et de sculptures aux frontons des églises)
série en cours -
La Ville écrite | beau, puisque c’est écrit
5 juillet 2011, par arnaud maïsettiJouis (puisque c’est écrit), la légende de ces villes
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La Ville écrite | mots des chiens
29 août 2011, par arnaud maïsettiville qui roule sur l’aboi des dogues
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Marseille | vues de la ville
22 décembre 2011, par arnaud maïsetti87 photos de Marseille
hiver 11 -
adresse #2 | au passant
13 mars 2010, par arnaud maïsettiDe loin, je ne suis pas différent, et quand tu t’approches
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sortie littéraire
27 août 2010, par arnaud maïsettiSi le monde est ce vide, eh bien ! je suis ce plein. René Char First Song For B (Devendra Banhart, What Will We Be, 2009) Rentrée littéraire, c’est écrit partout, à chaque table de la librairie, mais les livres que je cherche sont en vente depuis plus de trois mois, alors évidemment je ne les trouve pas — je ne trouve pas non plus le Dostoïevski ou le Vargas Llosa pour lesquels je suis venu — ; je reste un moment malgré tout, regarde les futurs cadavres bien serrés sur les étalages, et les (…)
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premiers feux
2 janvier 2011, par arnaud maïsettilumières d’aube
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La Ville écrite | jour et nuit
3 juin 2011, par arnaud maïsettiJour et nuit ces garages qui veillent
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au lendemain de revenir
19 octobre 2015, par arnaud maïsettiÀ la veille de ne jamais partir du moins n’est-il besoin de faire sa valise ou de jeter des plans sur le papier, avec tout le cortège involontaire des oublis pour le départ encore disponible du lendemain.
F. Pessoa, Poésies d’Alvaro de Campos, Traduit du portuguais par Armand Guibert Partir. Dix jours loin, très loin. Le jour et la nuit renversés, la chaleur, les visages, les langues qui se crient, les rêves endormis, et la fatigue qui emporte, des villes inouïes, le sentiment d’avoir (…) -
pleure la ville
29 octobre 2011, par arnaud maïsettià celle qui pleure cette Ville qui ne s’arrête jamais, pauvre brisé bat le pavé encore ivre de son sort
à celle qui dit je pleure
à celui qui pleure la veille de la nuit veillée comme une amante, une sœur de charité, une mélodie tremblée à la bougie sous l’orage
pleure la ville quand je suis seul qui reste à la veiller, et que sa respiration ne suffit pas, ne suffit jamais
pleure avec la ville cette manière qu’elle a de disparaître dans la nuit, ainsi
pleure la ville comme une (…) -
Albertas
25 décembre 2011, par arnaud maïsettiPlace Albertas | Aix-en-Provence
hiver 2011 -
de chaque Monade
24 février 2012, par arnaud maïsetti[…] Et comme une même ville regardée de différents côtés paraît tout autre et est comme multipliée perspectivement […],
Au passage de la lumière, je me demanderai sans fin si je suis celui qui l’interromps ou si je deviens son passager, éphémère et transitoire – alors je passe, deviens malgré moi celui qui l’intercepte, même si je préfère croire que je suis un peu sa diffraction sur la peau de ce qui m’entoure,
[…] il y a comme autant de différents univers qui ne sont pourtant que les (…) -
Fenêtre suspendue dans le noir_
Ana nb
4 mars 2011, par arnaud maïsettiJe traverse une ville sans nom .Je m’égare dans une rue sans visage .Une voix éclate. Je fuis. Je trouve un passage. Je reste là, un moment. « Sur l’écran de l’ordinateur, la surface verticale possède la rectitude lisse du trottoir de ma ville ». Je repars. Je marche vite le rouge sangle mes attentes. Dans le jour, dans le bruissement de la ville je découvre vos déplacements. Marcher traverser rentrer sortir regarder attraper des visages, coller des mots fantômes sur les murs sur les (…)
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la pluie sauve
18 décembre 2011, par arnaud maïsetti— Douceurs ! — les feux à la pluie du vent de diamants jetée par le cœur terrestre éternellement carbonisé pour nous. — Ô monde ! —
Rimb. La pluie est cette puissance de déflagration dans ma vie qui recommence le temps, ces intervalles irréguliers et fabuleux qui prennent possession de tout, battent un rythme unique, continue, recommencé : la pluie est tout ce qu’il me reste quand je suis dehors, sans clé, sans armure ni protection d’aucune sorte. La pluie me sauve pour toujours, je me (…) -
Les villes qui n’existent pas | Troie
27 août 2017, par arnaud maïsettil’Histoire et son Poème
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les vies antérieures (et la neige éternelle du sol)
15 janvier 2013, par arnaud maïsettiL’acropole officielle outre les conceptions de la barbarie moderne les plus colossales. Impossible d’exprimer le jour mat produit par le ciel immuablement gris, l’éclat impérial des bâtisses, et la neige éternelle du sol.
A. Rimb. c’est le premier jour, alors je pourrai m’en souvenir : celui où le froid est si fort qu’il entre dans le corps. au matin, le miracle — bleu du ciel soudain comme une blessure qui se déchire ; ainsi donc le ciel n’était pas qu’une fiction de nos vies antérieures. (…) -
lignes de partage
14 septembre 2010, par arnaud maïsettiCity middle (The National, ’Alligator’, 2005)
Des heures puis des heures au fil de mes yeux, aux prises avec eux sillonnant les terres de personne les poumons soufflant comme une avenue (…) les bulletins annoncent qu’aucune localisation n’est en vue pourtant je vois ce que je vois
Gaston Miron, L’homme rapaillé (’réduction’)
Lentement le soleil bientôt de l’autre côté — densité des choses les plus âpres, éprouver chaque matin dans le corps qui lance les lignes de partage : partout (…) -
mouvements de foule
5 février 2011, par arnaud maïsettiSpiracle (Soap & Skin, ’Lovetune For Vacuum’, 2009) Chacun ses pieds dans ses pas
chacun ses larmes au large des yeux
chacun sa main dans l’aumône
dans le trois-mâts chacun ses rêves
son mal de poudrerie dans ses désirs
son mal de nébuleuse dans ses pensées
Gaston Miron (L’homme rapaillé, ’Influences’)
Foule nombreuse dans le crâne quand on marche pour aller nulle part vraiment, ni pressé, ni là, seulement d’être là, seulement foule, et puis.
De marcher dans la rue (…) -
La Ville écrite | mon nom, sous le pont
29 avril 2013, par arnaud maïsettidreemeur
