Écritures (numériques) | ceci n’est pas un bilan
2 avril 2018


toutes images prises à Nîmes – ici, lors de la géolecture proposée par Thierry Crouzet

Notes sur. Nîmes : deux journées denses de colloque et d’échanges [1] autour de l’auteur•e à l’ère numérique organisées par Marcello Vitali-Rosati et Stéphane Vial et l’équipe PROJEKT – dans le droit fil des travaux menés à Montréal par l’équipe d’Écritures Numériques (avec aussi Servanne Monjour). Moment d’un retour amont [2] et bribes de pensées en désordre (on sait le prix de ce mot quand il faut penser le web, et ce qu’on lui doit).


On est presque vingt ans après les premières connexions de masse – souvenir du technicien venu installer l’internet dans le domicile familial, c’était vers 1998, il soupirait, répétant : le problème, et ça ne s’améliorera pas, c’est la lenteur : ô prophète du passé. On est presque dix ans après le pic des blogs [3] et les premières explorations du livre numérique : on ne savait pas alors que c’était déjà la fin, le début du reflux. Mais non, on ne pouvait être qu’au début, se disait-on : on avançait sur des terres vierges, dinosaures du futur (le mot de Daniel Bourrion ferait date), posant le pied où la main de l’homme n’était jamais allée, etc.

Deux mille huit et la proposition folle de François Bon, publie.net, reçue comme une évidence : oui, la littérature s’inventerait là où elle était, et était là où elle ne pouvait que s’inventer [4].

À l’endroit où nous parvenait le monde : sur même surface de dépôt du temps réel, ses actualités brûlantes, le flux des informations, se déposaient aussi les pages qu’on écrivait – forcément, les deux plaques se heurteraient pour produire des failles d’où surgiraient des continents neufs. C’était le renversement du vieux paradigme – celui de l’écrivain qui transcrivait ce qui lui parvenait du dehors, se déposait depuis la fenêtre sur son visage.

Saint Augustin écrivant, Vittore Carpaccio, chapelle Saint-Georges à Venise
commentée par François Bon

On accuserait le web d’être espace de diversion, de sérendipité, de procrastination. Mots d’insultes qu’on tâcherait de renverser pour en faire autant de forces : oui, l’interruption du lire écrire pouvait être la dynamique féconde et nouvelle de l’écriture.

Il y avait ce mot ancien pour qualifier à la fois la documentation du monde en temps direct et la forme brève des fictions : nouvelles. On écrirait en palimpseste des nouvelles sur les nouvelles du monde ; ce serait cela, le nouvel âge. Le temps revient, devise glorieuse de Laurent le Magnifique : le temps revenait, oui, à chaque instant, on l’écrirait. Il faudrait donner le change de ce présent, ne pas le répéter, mais pour déjouer le piège de la tautologie qui en validerait les termes, plutôt traverser ses évidences. Cette traversée du présent, c’est peut-être ce qu’on fit, jour après jour, au plus près.

Alors nos sites, nos blogs auraient cette injonction : répondre du monde, en son présent, répondre au monde aussi — ses insultes autant que ses splendeurs, ses curiosités. Nos sites personnels, selon la formule, l’étaient-ils ? Les années suivantes, chaque instrument que produirait le web, cartographie, messagerie, bibliothèque ou musée, ou musique, il suffirait seulement de s’en emparer, on était en lui, et enveloppé par ces éléments. Google Street View, Mail, Twitter, eBook, Deezer ou Spotify, on était prêt. Retourner les armes, les détourner tout au moins : puiser là où était le web pour parler dans sa bouche (Rimbaud) les mots qu’il ne saurait endosser. Autrefois, tous ces instruments privés, ceux qui venaient en appui à l’écriture étaient la marge de l’écriture fiction : voilà que ça émanerait depuis l’endroit conjoint du monde. Alors ce qu’on écrirait, ce serait cela : la conjonction du réel et de soi, et ses inventions l’un par l’autre, en déviant l’outil de sa détermination purement mercantile (on n’était pas tout à fait dupe, non, de l’idéologie qui produisait ces machines, ces outils).

S’inventer, oui : pour ma part, aurais-je écrit sans le web ? Je ne le pense pas. Je n’ai pas souvenir avoir possédé un carnet manuscrit (j’en ai toujours avec moi, mais pour de simples notes de choses vues, entendues — que j’utilise de moins en moins : twitter est devenu mon seul carnet). En 2004, je découvre Paris et je possède un ordinateur portable : ces deux faits datent mes premiers affrontements avec l’écriture, tant et si bien que je confonds la ville et la littérature. Écrire avec la main (à la main ?) m’épuise vite — depuis une méchante blessure à un poignet, je fatigue rapidement, suis incapable de tracer des lettres lisibles. Mais écrire en ligne n’annule pas non plus le corps, au contraire : le geste de la frappe, comme il rejoint la musique aussi, rend sensible le martèlement des mots ; et s’armer de ses dix doigts pour écrire, est-ce que cela n’affecte pas aussi la pensée ? La dissociation de l’espace où s’inscrivent les mots et celui où on les saisit ? Cette distance, est-ce qu’elle ne permet pas une saisie autre de sa langue ?

Sur le web, j’aurais pris de me propres nouvelles, dans ces distances, dans ces proches.

On prenait des nouvelles des autres aussi.

Des heures, je fabriquai un univers netvibes. Les flux RSS sur l’écran étaient l’espace littéraire tout entier qui prenait le relais des revues, un relais plus fécond encore parce que la communauté des écritures se constituait dans l’immanence, pas sous prescription des éditeurs.

Dans nos solitudes – combien elle demeure essentielle – on choisissait nos frères d’armes, et ils étaient nombreux. L’espace virtuel appelait aux rencontres [5] : je n’ai jamais rencontré autant de visages appelés par l’écriture – mais ces visages justement, on les rencontrait dans l’après coup de la rencontre véritable, celle du travail. On se lisait, et quand on se voyait, les conversations reprenaient à l’endroit de l’entente nouée dans la lecture. J’appellerai cela, la condition du blogueur.

Ce sont, pour moi, les plus belles rencontres, celles qui se jettent de part et d’autre d’une langue tissée en amont des visages : je n’en ai oublié aucun, aussi parce que le précieux de ces rencontres tenaient dans ce partage du temps qu’on nommait ensemble. Et aujourd’hui, combien qui ont cessé leur blog — certaines pages disparues corps et biens —, pourtant parmi mes lectures les plus considérables de mes vingt ans ? Presque tous.

En ce temps, on était invité plusieurs fois par an à des débats sur l’avenir du livre, ou sa mort (c’était plus souvent autour de la mort du livre qu’on était appelé, comme des fossoyeurs joyeux), et me souviens qu’on se repassait les mails, et qu’il fallait qu’on s’organise ensemble. C’est les seules fois de ma vie où je suis allé au Salon du Livre — deux années d’affilées ; la troisième, j’ai dit non. Le thème était toujours le même, et déjà on avait l’impression que l’histoire était passée, on était ailleurs, nous. On était au présent seulement.

Oui, curieux anachronisme, ces questions autour de « L’avenir du livre » quand on tâchait de parler du présent de l’écriture ; même pas de l’écriture : l’écriture, c’était seulement le prétexte : le présent du monde, c’était seul ce qu’on voulait nommer, et cela d’ailleurs est ce qui demeure encore, demeurera.

Il y avait l’espace des commentaires qui faisait nouveauté, et rapidement était venu l’expression deux point zéro qui désignerait ces modalités d’échange. On ne le savait pas, c’était le premier piège, il aurait fallu d’emblée s’en démarquer. Parce qu’immédiatement, ce qui s’effaçait, c’était la nature des textes et le présent nommé, le désir de nommer et de traverser l’inquiétude du monde. Non, décidément, quand ils parleront d’écritures numériques désormais, ou de littérature numérique, ou de numérique tout court, ce serait par les modalités induites autour des textes. L’apparat technique. Le mot numérique venait pour effacer le mot écriture, qu’on ne consulterait plus que pour jauger du mot numérique qui finirait par l’emporter. Par faire écran ?

Faire écran, on aurait dû davantage se méfier des métaphores quand elles se prennent pour des réalités.

Bien sûr, ces outils qu’on prenait à même le web, et qu’on aimait penser les détourner à nos propres fins — le web, conçu à des fins militaires, et qui devenait cet assaut contre les frontières du langage et de la vie, c’était une joie —, bien sûr ces outils qui fabriquaient comme la vieille armure de Quichotte élaborée à partir du plat à barbe de ses ancêtres, on les portait au-devant de nous, on désirait en faire la structure même du langage, ou l’élément immanent des fictions à leurs images. On savait que jamais l’écriture ne se passait des techniques qui la rendaient possible, que c’était la même histoire qu’autrefois, et que les nuits d’insomnie sur le code étaient les mêmes que celles de Rabelais couchant chez le bon imprimeur Étienne Dolet pour apprendre de la technologie neuve qu’on nommait typographie, et repenser la langue, la syntaxe, la phrase, le paragraphe et le monde avec eux. On était plus modeste, mais on avait même désir.

En face, le monde vieux savait s’organiser. Tout ce qui venait du web était frappé de nullité, parce que dépourvu du sceau symbolique de l’imprimé. Souvenir d’avoir fait partie de la commission numérique du CNL : discussions passionnantes, pour décider finalement de la somme qui irait à la numérisation des catalogues endormis des grands mastodontes de l’imprimé. Fermez le ban. Pour les écritures nativement numériques, me rappelle de la formule qu’avait lâchée l’un des commissaires : « Le CNL n’a pas pour vocation de subventionner le jeu vidéo. » Merci bien. Ailleurs, le web littéraire était renvoyé à sa floraison comme si la masse de textes produits l’invalidait d’avance — ils oubliaient le nombre effarant d’ouvrages parus en librairie, et que ce n’était pas, sur les tables, tous des chefs d’œuvre. Non, la question du contenu ne venait jamais : ne viendrait qu’accidentellement. Puisque c’était écrit sur le web, et que tout le monde pouvait le faire, personne du monde constitué au-dehors ne viendrait voir de près : aucun écho dans la presse. « L’air est rempli de nos cris [Il écoute. Silence]. L’habitude est une grande sourdine » (Beckett).

Il avait fallu faire avec le silence, et ce serait tant pis pour le silence, et non pour nous. On travaillait.

Des formes s’inventaient : le retour aux narrations ultra-brèves renouait avec une tradition littéraire qu’on relisait, y puisant nos forces. Kafka, Bernhard, Michaux [6] étaient nos frères. On trouvait force dans l’enjeu de texte, levé face à celui d’œuvreBarthes en allié –, des points d’appui aussi pour penser la construction en dehors des formes closes, et en expansion permanente. Des catégories comme le paragraphe étaient repensés — je tâchais d’aller vers cet espace de souffle, d’essoufflement, de radicale unité infinie — et plus considérablement encore la page était enfin attaquée dans son arbitraire matériel. Le vieux rêve de Mallarmé. Pourquoi devait-on tourner la page à ce mot, changer d’espace tandis que le souffle tirait à lui la continuité de son élan ? La page web était à elle-même son propre monde étal, et la bascule opérée tenait à un changement de propos. On renouait ici encore au déroulé des papyrus tenus sous le menton contre le volumen porté par les deux mains qui faisaient défiler la page. Et cela immédiatement. Les langues qui s’inventaient, on y assistait en nous-mêmes et auprès des autres, c’était le présent en bloc, infusé.

J’essayais de nommer cela journal [7], pour la prise au jour du jour du temps arraché au présent, où l’écriture et la publication étaient quasi simultanées ; où l’époque était ponctionnée au réel ; où la vie arrêtée était prise dans le flux du présent, et la dialectique entre connexion et déconnexion devaient allégorie d’un rapport au monde.

On se battait contre l’outil. On s’était rué sur les blogs parce qu’ils étaient à portée de main, mais on s’était retrouvé devant cet écueil : la fabrique de l’oubli, le texte neuf qui reléguait sous lui, comme des cadavres successifs, les textes anciens. Cette fosse à bitume (expression décisive de François Bon), l’enfouissement par sédiments verticaux, il fallait bien qu’on lu résiste. Le site, c’était une manière de travailler contre le vertical pour forger des horizontalités. Est-ce qu’on y est arrivé ? Le site allait fabriquer des architectures folles, des labyrinthes, on voulait forger des maisons aux pièces toujours extensibles. On se servait des plans forgés par des architectes du web [8]. Dans ces labyrinthes, on ménageait des espaces vides. Des endroits morts connus de nous seuls. Parfois, on déposait un cadavre de nous dans cette pièce qu’on refermait. Courage à ceux qui trouveront l’entrée, honneur à ceux qui gagneront la sortie. On relisait Perec, et Espèces d’espaces était un mode d’emploi, comme la vie. D’ailleurs, on avait ce rêve : que le site soit l’image de nos vies, qui serait capable de l’accueillir. On fabriquait les sites pour cela aussi : une forme jetée au-devant nous qui endosserait nos ombres, les fantasmes d’identités qu’on possédait, qui nous peuplait. Je lisais L’espace littéraire de Blanchot [9] aussi, descellant sa vérité profonde : oui, Blanchot avait écrit à usage du code.

Le code était notre alphabet désormais. On dessinait. La page de nos sites était à notre main, comme autrefois la plume qu’on taillait pour convenir à la vitesse relative et toujours singulière de nos poignets. Des heures sur quelques lignes de code pour modifier tel interligne, et qui pour s’en apercevoir ? On se refilait les lignes de code comme des secrets, des formules vaguement magiques. Nous avons tous la clé de cette parade sauvage : la porte, elle était pour nous seule devant nous, haute et forte. Souvenir du sourire de Pierre C., de son mantra : « Le code, c’est une demie-heure par jour. » Mon propre site porte sa main.

Est-ce qu’on entrait dans des territoires neufs ? Peut-être. Mais le mouvement qui nous emportait, d’où venait-il ?

C’était l’autre biais, l’autre malentendu. Ces débats sur l’Histoire empesaient tout. Il fallait se justifier : rupture, nouveauté ? Dire que les inventions d’inconnu exigent des formes nouvelles ne suffisait bientôt plus. Il nous fallait avouer : révolution numérique ou pas ? Certains donnaient dans la surenchère formelle et technique, tentaient de se donner des brevets de technicité — le texte n’était plus là vaguement que pour donner le change, remplir l’écran (qui défilait et se reconfigurait automatiquement : au fond, ils assumaient le fait que le texte n’était pas là pour être lu, plutôt pour être regardé dans son effacement).

Plusieurs d’entre nous essayaient au contraire de montrer les continuités — mais que cette continuité-là portait en elle-même le mouvement du présent, sa force de novation comme l’histoire elle-même avançait, un jour après l’autre, chaque jour.

Quand on me demanderait, les prochaines années, d’écrire sur les mutations numériques, je proposerai des lectures de Blanchot, de Michaux (à Montréal), de Kafka (pour le site de réflexion sur l’essai Chambre Claire), de Segalen (pour la revue Komodo à Lyon). Ce n’est pas provocation, plutôt méthode. Façon de dire que l’écriture numérique est écriture : qu’elle puise dans les mêmes forces que dans les présents d’autrefois, mais qu’elle se déploie dans son propre présent.

Que faire ? Puisque nos écritures sont nativement numériques, doivent-elles n’être envisagées qu’à cette aune ? Étranges tensions. Pour ma part, je n’aurais fait du code que pour effacer l’impression de la technique : page blanche (en fait, pas tout à fait blanche : un peu grise ; la technique nous apprend que le blanc sur noir est difficilement lisible, qu’un dégradé imperceptible est nécessaire). Il en est du design (la mise en forme des objets pour l’usage ?) comme de la langue — et c’est pour cela que ce colloque a pu poser de si importantes questions —, non pas pour se demander comment le fond témoigne de la forme (vieille question), mais dans quelle mesure le nouage pouvait conclure à la singularité des écritures et de notre époque.

Alors, rupture, novation ? Sébastien Rongier parlerait de continuité dans le triple mouvement de radicalité, d’intensité, de plasticité. Mahigan Lepage, avec François Bon parlerait de fabrique du présent. La plupart, on essayait de sortir du piège de ces simplifications — le piège était encore plus grand, parce que c’était en fait une façon, en qualifiant les écritures avec le terme de numériques, de les disqualifier comme écritures.

On en est peut-être là.

Mais c’est le temps du dépôt. Des travaux d’importance viennent en relais penser ces années, ce présent. Travaux de l’équipe MARGE à Lyon III (autour de Gilles Bonnet), et au Québec, autour de Figura à l’Université du Québec à Montréal (autour de Bertrand Gervais) et de la Chaire sur les Écritures numériques à l’Université de Montréal. Mais aussi — et c’était la grande novation de ces années —, depuis les sites mêmes de ceux qui arpentent ces écritures [10].

Dans ce monde en bascule, on est livré à la fragilité : ceux de nos outils sur lesquels reposent aussi nos forces — on sait bien que nos sites sont des espaces livrés aux grands dehors chaotiques des machines, ou qu’une mauvaise manipulation peut réduire à néant en quelque seconde —, mais cette vulnérabilité, on s’y livre aussi entièrement, connaissant le prix de la fragilité, et même peut-être en raison de ce prix. Inquiet seulement du présent, peut-être que l’archive ne nous concerne pas, et que l’oubli est notre propre devenir. On est sans solution face à l’effacement de nos sites que produirait notre propre mort : mes codes de serveur et mots de passe des bases de données et backstage sont sur ma machine, mais quand je ne serai plus là, il faudrait renouveler l’abonnement, et cela n’aurait aucun sens. Un site est bâti non pour les textes déjà écrits, mais ceux à venir. On visite les sites des disparus avec le sentiment d’un deuil redoublé, la certitude de rendre visite déjà à la poussière.

Donner des nouvelles de l’époque : c’était en quelque sorte de ces années le seul désir. Sur les surfaces neuves de nos machines, on aura écrit ces nouvelles tâchant d’inventer les vies autour d’elle. Ou plutôt, ce qui rendait possibles nos vies, et habitable ce monde, malgré lui.

Si les écritures nées sur le web sont neuves, je ne saurai le dire. Mais il y a quelque chose d’irréfutable : le geste de fermer un livre y est impossible. Les écritures en ligne sont des lignes qui partent, qui s’échappent, qui ne cesse d’être des lignes désœuvrées.


arnaud maïsetti - 2 avril 2018

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arnaud maïsetti | carnets




[1Et en écho à ce texte, ces deux interventions fécondes de Thierry Crouzet chez lui : L’écriture numérique est morte, et Sans outil, on n’écrit pas.

[2Pour d’autres impressions, en écho aussi, voir la vidéo de François Bon : Vrac de Nîmes.

[3premier post en date du 22 juillet 2006, avec ce titre, maintenant, mais j’avais ouvert un premier blog en octobre 2005, sous pseudonyme.

[4J’avais pourtant cette année-là publié un premier livre« Où que je sois encore…, que François Bon avait édité au Seuil, et issu des pages de mon blog : alors, dans le flux croisé, il me faudra apprendre à conjuguer les formes : les récits de la clôture et le livre comme expérience donnée de l’écriture passée ; les formes ouvertes et le web comme espace de l’ouverture infiniment inachevée.

[5Texte de ma communication au colloque « Une complémentarité à définir : le rapport du créateur à son récepteur », qui a eu lieu le mardi 08 mai 2012 à Montréal, dans le cadre du 80e Congrès de l’ACFAS.

[6Texte de ma communication pour un colloque à Montréal, à l’UdeM, organisé par Marcello Vitali-Rosati, Bertrand Gervais, Servanne Monjour, et Jean-François Thériault - sur l’éditorialisation de la figure d’auteur en mai 2016.

[7Texte de ma communication lors d’une journée d’études à Rennes, le 4 juin 2013 : Lecture et médiations numériques.

[8Le premier d’entre eux, Julien Kirch, pour Remue.net ; et puis ensuite, Joachim Séné. Ma dette pour mon propre site va à Pierre Coutel.

[9Texte de ma communication dans le cadre du programme de séminaires doctoraux organisés à Paris-VII et consacré en 2011 à l’Espace.

[10Lire tiers livre de François Bon, le site de Thierry Crouzet, les fragments de Sébastien Rongier…

par le milieu

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