La nostalgie est une structure du temps humain qui fait songer au solstice dans le ciel.
Pascal Quignard, Dernier Royaume, Abîmes
Les Shoshones, les Cheyennes et les Sioux Dakota danseront aujourd’hui tout le jour face au soleil, la peau percée, dans les cris et le sang tombé – le jour le plus long est celui des plus longues douleurs et des plus terribles joies.
Sous Pharaon, devant le gonflement des eaux du Nil ce soir, des paysans par millions prieront genoux à terre le dieu Chacal (…)
Accueil > Mots-clés > _Villes & Mondes > _Marseille
_Marseille
Articles
-
solstice des vies passées, et à venir
21 juin 2016, par arnaud maïsetti -
l’air et le silence d’avant le monde d’après
3 avril 2020, par arnaud maïsetti3 avril 2020
-
Détruire le ciel
26 mai 2019, par arnaud maïsettiimpossibilité des corneilles
-
le déguerpissement, et la fuite amoureuse des morts
30 octobre 2019, par arnaud maïsetti30 octobre 2019
-
au-delà des fondations, la terre nue
9 avril 2020, par arnaud maïsetti9 avril 2020
-
le monde dont jusque là le reflet terni restait dehors
20 mars 2020, par arnaud maïsetti20 mars
-
regards au loin
16 novembre 2019, par arnaud maïsetti16 novembre 2019
-
couleur passée des jours
26 mars 2020, par arnaud maïsetti26 mars 2020
-
ne faire que passer
25 mars 2020, par arnaud maïsetti25 mars 2020
-
aller, retour
2 mai 2014, par arnaud maïsettice rêve — il y a cinq ans maintenant —, si présent encore et souvent, j’y pense : qu’à force de me réveiller, aller et retour dans le sommeil et la vie, j’ai pris peur de ne plus savoir si c’est dans le sommeil où le réel que j’étais, et j’ai dessiné un R sur mon poignet — puis je me levais, et j’avais ce R au poignet, mais soudain je ne me souvenais plus si le R voulait dire Réalité ou Rêve, et je me suis effondré sur le lit en espérant me lever le poignet nu, peut-être, et désirant (…)
-
le chemin de crête
28 janvier 2020, par arnaud maïsetti28 janvier 2020
-
bien qu’on sache que cela se paye
8 avril 2020, par arnaud maïsetti8 avril 2020
-
Layla, à présent je suis au fond du monde | notes dramaturgiques
11 janvier 2017, par arnaud maïsettinotes sur la création
-
le souvenir de son existence terrestre
10 mai 2020, par arnaud maïsetti10 mai 2020
-
on sait le dehors hostile, et les foules déchaînées
12 juin 2016, par arnaud maïsettiOn a peu d’abri : on n’en cherche pas. On sait que le ciel est vide. On sait que la ville est inhabitable. On sait combien ne suffira jamais la nuit. On sait aussi qu’on ne lui appartient pas vraiment. Vraiment, on sait mille choses : la vitesse de la lumière au siècle près, et le bruit que font les balles, ou la date des morts. On sait aussi qu’on ne survivra pas à ce monde. Oui, on sait beaucoup de choses, comme par exemple : que le ciel est vide, et qu’on est sans abri.
On sait le (…) -
rêve des conjurations
5 avril 2020, par arnaud maïsetti5 avril 2020
-
détruire le monde
7 avril 2020, par arnaud maïsetti7 avril 2020
-
La Ville écrite | feu Romain Rolland combustibles
18 mars 2019, par arnaud maïsettide forêt en forêt bondit
-
par ouï-dire
4 février 2019, par arnaud maïsettiNous connaissons par oui-dire l’existence de l’amour.
Assis sur un rocher ou sous un parasol rouge, allongés dans le pré bourdonnant d’insectes, les deux mains sous la nuque, agenouillés dans la fraîcheur et l’obscurité d’une église, ou tassés sur une chaise de paille entre les quatre murs de la chambre, tête basse, les yeux fixés sur un rectangle de papier blanc, nous rêvons à des estuaires, des tumultes, des resssacs, des embellies et des marées. Nous écoutons monter en nous le chant (…) -
La Ville écrite | interdie
21 août 2017, par arnaud maïsettià l’insurrection de la langue
